Magic Never Dies :: 
Alentours & lointaines contrées
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Sorcier de sang inconnu / Métamorphomage

Disponibilité RP : Free
Parchemins : 106
DC : Pansy Parkinson / Astrid Olsen
Niveau : Débutant
Son âge : 29
Nationalité : Anglaise
Origines : Anglaise / ?
Baguette : Bois de frêne et cœur en crin de Centaure
Permis de transplanage : Oui
Activité : Auror
CV : 10 mois de stage pour être tireur d'élite
Stage complet d'auror

Epouvantard : Inconnu
Poudlard - Option #1 : Etude des moldus
Poudlard - Option #2 : Arithmancie
Poudlard - Matière préférée : Défense contre les forces du mal
Poudlard - Matière détestée : Histoire de la magie
Avatar : Jordan Connor
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Une lueur d'espoir (solo)   Une lueur d'espoir (solo) EmptyMer 26 Déc - 2:40

UNE LUEUR D'ESPOIR
- SOLO -
21h23. Je sors du bureau. Dehors il fait un véritable temps de chien. Il pleut à se retrouver trempé jusqu'aux os et les rafales de vent pourraient faire décoller les plus légers. Le chemin jusqu'à chez moi allait être long, il fallait que je trouve un endroit assez dissimulé pour pouvoir transplaner. Si j'avais vu le temps qu'il faisait, j'aurais pris le réseau de cheminées du Ministère plutôt que de passer par Londres Moldu. Mais maintenant, c'était trop tard. La pluie s'était abattue sur Londres en quelques secondes et j'étais complètement trempé.
Pressé de rentrer, je tournai dans la première ruelle pour me cacher des regards. C'était une rue sinueuse qui menait je ne sais où. Les poubelles éventrées et entassées sous une fenêtre d'un bâtiment adjacent lui donnait un air insalubre, sans oublier l'odeur répugnante des égouts qui remontait de la plaque à quelques pas de là. J'en avais presque envie de partir trouver une autre rue, mais l'avantage de celle-ci, c'était que personne ne risquerait de s'y aventurer.
Transplaner ne me prendrait que quelques secondes, je n'allais donc pas m'intoxiquer dans cette ruelle. Réfléchissant à ma destination, un bruit aigu me déconcentra et je tournai la tête vers son origine pour en déterminer la nature. Ça venait des poubelles. Sortant ma baguette, je m'approchai silencieusement, guettant la moindre chose suspecte. Le bruit s'était tût aussi promptement qu'il s'était fait entendre, mais voilà qu'il reprenait à nouveau. On aurait dit une plainte, un gémissement. Comme un bébé, mais pas un être humain. Soudain, un mouvement signala l'existence d'une créature près des sacs poubelles. Plissant le nez de dégoût causé par l'odeur, je m'avançai tout de même déterminé à découvrir ce qui se cachait là dedans. La pluie ne cessait pas et inondait les ordures, rendant l'endroit plus repoussant encore. Ce ne fut qu'une fois à une dizaine de centimètres de l'origine du son, qu'une forme mouvante se détacha des sacs plastiques usagés, laissant apparaître un petit museau noir qui se réfugia immédiatement sous le plastique au contact des gouttes de pluie.  Désormais plus curieux encore, je tendis ma main et soulevai le plastique. Ce que je découvris ne pouvait d'avantage me surprendre. C'était un chiot. Un petit chiot noir comme l'ébène, peu chanceux du manque d'imperméabilité de la poche qui l'avait complètement inondé. La pauvre bête tremblait de froid. Il était si jeune et si petit ! Ses yeux étaient encore clos et je ne pouvais que tomber en adoration devant ce petit être abandonné ici, sans aucune chance de survie.
J'étais incapable de m'empêcher de m'identifier à lui. Seul, dans cette rue, mourant de froid et sûrement de faim, sans personne sur qui compter. Abandonné par sa famille. En quoi ce petit chien avait-il foi ? En la vie peut-être ? Mais que connaissait-il de la vie, lui qui n'avait pas encore ouvert les yeux ? Valait-il vraiment le coup que je le sauve de cette situation, que je le recueille ? Cela serait-il vraiment considéré comme une aide ? De lui offrir une chance dans ce monde qui n'était que malheur à mes yeux ? Oui. Je devais aider ce pauvre chien. Quelque chose en moi m'y poussait. Il fallait que je l'aide car, sans le vouloir encore une fois, je m'identifiais à lui. Comment auraient été les choses si j'avais gardé quelqu'un auprès de moi, quelqu'un pour m'aider à survivre pendant que mon monde s'effondrait ? Pendant que j'avais l'impression que tout espoir m'était retiré, que je n'avais plus aucune raison de continuer à avancer dans cette vie misérable que j'allais mener. Qu'en aurait-il été si j'avais eu quelqu'un qui m'avait aimé suffisamment au point de me prendre dans ses bras comme je prenais à présent ce chiot, et de me dire « continue d'y croire, tout ne s'arrête pas maintenant, ça vaut le coup de continuer ». Je ne le savais pas et ne le saurai jamais. Car je les avais tous laissé tomber, j'avais été aveugle à toute aide qui m'était offerte et maintenant, j'étais tout seul.
La pluie ne semblait pas prête de s'arrêter et je ne m'en préoccupais même plus. Je finis même par m'asseoir contre le mur, protégeant seulement le chien blotti contre mon torse des énormes gouttelettes tombant du ciel. Ma mère me manquait. Il n'y avait pas un jour où je ne pensais pas à elle, aux sourires qu'elle m'adressait, à toutes ces fois où elle plongeait sa main dans mes cheveux pour m'embêter. Enfonçant ma tête dans mes genoux, d'énormes sanglots me prirent avec force et j'essayais au mieux de les retenir pour ne pas effrayer la petite boule de poils que je serrais dans mes bras. De grosses gouttes vinrent s'écraser sur le pelage de cette dernière, et je remarquai bien vite que ce n'était pas des gouttes de pluie, sinon mes propres larmes qui irradiaient mes joues glacées par la météo.
Je n'aimais pas pleurer, pourtant ça m'arrivait tellement souvent. Toutes ces fois où j'essayais de fuir mon passé s'accumulaient et elles finissaient toujours à un moment par exploser, me remettant au pied du mur une fois encore et me faisant ressentir avec une douleur atroce ce trou béant dans ma poitrine qui ne s'était toujours pas refermé. Et ça faisait si mal. Tellement mal que je voulais hurler « Maman » pour qu'elle vienne me prendre dans ses bras, comme elle l'avait toujours fait quand j'étais petit et me faisais mal bêtement. Seulement, désormais, j'avais beau l'appeler toujours plus fort, pleurer toutes les larmes de mon corps, elle ne revenait jamais pour me réconforter. J'étais seul depuis son départ et ce petit chien que je serrais contre mon cœur avait quelque chose qui me faisait croire que les choses pouvaient s'arranger. En quelques instants, depuis que je l'avais découvert sous ces poches en plastique, j'avais l'impression d'avoir trouvé cet espoir auquel m'accrocher. Peut-être que ce tout nouveau petit bout de d'être serait enfin une note bénéfique dans la musique silencieuse que chantait désormais ma vie ?
L'eau de pluie s'infiltrait dans mes vêtements à tel point que c'en devenait bien trop désagréable. Songeant au petit chien dans mes bras, je me relevai. Il fallait que je me dépêche de le mettre au chaud et à l'abri. J'avais donc pris ma décision : je le garderai. Il fallait encore que je lui trouve un nom.

- Pourquoi pas Iako ? Lui dis-je. Qu'est-ce que t'en dis ?

Bien évidemment, le chiot ne répondit rien et sans vraiment savoir pourquoi, ça me fit sourire.
Il était grand temps de rentrer à présent. Me concentrant une nouvelle fois sur notre destination, je fermai les yeux, tournai sur moi même, et ensemble, nous disparûmes de l’écœurante ruelle où j'avais sûrement fait la plus heureuse découverte de ma vie.



   
Where there is anger,

“There is always pain underneath.”

   

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