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Nos geôles littéraires    Nos geôles littéraires  EmptyLun 18 Mar - 21:35






Nos geôles littéraires

Kalis & Mitsu & Gemma

Le labyrinthe désordonné qu'abritait Fleury&Bott ne pouvait qu'attirer les personnes comme Gemma. Se perdre entre les pages des livres emplissant les rayons ne l'effrayait pas, bien au contraire. Les effluves des parchemins omniprésents la rassuraient et elle aimait se sentir entourée de ces ouvrages. Elle en méprisait certains, en adulait d'autres, les considérant au même titre que les sorciers si ce n'était supérieur à eux. Silence et calme faisaient taire les discussions oiseuses qui pullulaient à l'extérieur de ces murs. Cette sérénité qui lui faisait défaut ailleurs la rassérénait, lui permettant de s'isoler d'un monde qu'elle détestait.

Il lui semblait parfois être étrangère, au-delà du fait d'être native d'une autre nation. L'Angleterre était son pays plus qu'aucun autre (même si elle n'était pas mue par le moindre sentiment patriotique) mais ce n'était pas pour autant qu'elle  s'acoquinait mieux avec ses habitants qu'avec ceux d'Italie. Sa relation avec son père et les déceptions qu'elle avait connu par la suite l'empêchaient désormais de s'attacher trop profondément à qui que ce soit. Elle savait s'entendre avec ses contemporains mais n'avait plus eu de véritable ami depuis de longues années. Les mots devenaient ses plus fidèles alliés.

Flânant des heures durant elle s'oubliait dans les rayons, ne quittant le bâtiment qu'à sa fermeture. Parfois cependant il lui arrivait de s'y rendre dans un but précis. Certains biens obscures qu'elle recherchait se couplaient à d'autres plus légaux et disponibles en ce lieu. Avide d'études et connaissances elle savait toujours se contenter des articles proposés.

Ayant un rendez-vous auquel elle ne pouvait se permettre d'arriver en retard, la vénitienne décida de quitter l'échoppe sans avoir acheté ce qu'elle était venue quérir. Elle s'était au mins occupée un moment et ne s'agaçait pas de ce semblant d'échec, consciente qu'elle pourrait revenir au plus tôt. Ce fut donc d'un pas assuré qu'elle approcha de la sortie. Posant sa main sur la poignée elle tenta de l'actionner mais celle-ci ne céda pas. La porte refusait de s'ouvrir, peu importe à que point elle s'acharnait.









Gemma Landre

Silence.

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Re: Nos geôles littéraires    Nos geôles littéraires  EmptySam 30 Mar - 15:47

Nos geôles littéraires
avec Gemma Landre et Kalis Antoy



« L es habitants de Pemberley restèrent avec les Gardiner dans les termes les plus intimes. Darcy, aussi bien que sa femme, éprouvait pour eux une affection réelle ; et tous deux conservèrent toujours la plus vive reconnaissance pour ceux qui, en amenant Elizabeth en Derbyshire, avaient joué entre eux le rôle providentiel de trait d’union. »

Avec un léger sourire témoignant de la satisfaction apportée par sa lecture, Mitsuhane referma délicatement l’ouvrage et passa une main émue sur sa couverture. Elle avait prévu de ne faire que le feuilleter, curieuse, mais en avait finalement dévoré une grosse partie, assise dans un petit coin de la boutique. Elle se serait attendue à se faire poliment signifier que c’était là une échoppe et non une bibliothèque, mais les heures étaient passées sans que nul ne la dérange.
Enfin, avec un sursaut de gêne, elle regarda discrètement autour d’elle avant de ranger discrètement Orgueil et Préjuges, le chef d’œuvre de Jane Austen, à sa place. Elle entendait presque sa cadette se moquer gentiment d’elle d’un « ooooh, ane tu deviens niaise ! Et toute rouge ». Mentalement, elle assomma sa sœur – ce que toute fratrie connaissait nécessairement – avant de récupérer ses affaires d’un air aussi neutre que possible. Et pourquoi donc devrait-elle avoir honte de lire les classiques de la littérature anglaise, moldue ou sorcière ? Elle s’agaçait toute seule, à réagir comme une gamine de quinze ans. Se giflant intérieurement – c’était fou, cette violence mentale dont elle faisait preuve – elle attrapa les deux livres mis de côté pour acheter et se dirigea tranquillement vers la sortie, décidée à passer à la caisse sur le chemin. Elle prit toutefois le temps de se promener encore une fois parmi les rayonnages étroits et gorgés d’ouvrages en tout genre, aspirant à pleins poumons l’odeur si particulière des livres neufs se mêlant aux pages anciennes. Les librairies avaient ceci d’envoûtant quelles étaient autant uniques qu’universelles ; elles existaient à travers le monde entier, magique ou non, aussi distinctes qu’uniques. Toutes les civilisations, depuis qu’existait l’écriture, n’en avaient-elles pas eu ? Les livres étaient source de savoir, donc de pouvoir. Le meilleur moyen de manipuler quelqu’un était de le laisser dans l’ignorance ; celui de contrôler un pays était de priver un peuple d’accès aux connaissances. Peut-être cette pensée pouvait-elle sembler absurde mais, en ce sens, les librairies recelaient une certaine puissance. Celle de rêver, au travers de milles et uns romans réalistes ou fantasques. Celle de réfléchir par le biais de nombreux ouvrages intellectuels. Celle aussi de se remettre en question et d’apprendre, tout simplement, grâce entre autres aux documentaires. Celle de rire, aussi, de pleurer, parfois, de découvrir, simplement. De s’indigner, protester, manifester. De s’étonner, de tester et rectifier. Il y avait peu de choses qu’aucun écrit ne pouvait permettre de faire. Et il y avait tout aussi peu de choses que Mitsuhane aimait autant que les bibliothèques et librairies. Si un jour quelqu’un venait à en faire une religion, alors elle en serait la plus fervente croyante.

S’approchant de la caisse, la japonaise chercha du regard un vendeur, en vain. Elle patienta donc quelques minutes mais lorsque celles-ci furent montées au nombre de cinq, puis de dix, elle se décida à retourner ranger Romeo et Juliette – un autre classique de la littérature anglaise – et Les contes de Beedle le Bard qui, avait-elle cru comprendre, avait bercé la majorité des petits sorciers britanniques. Un peu déçue de devoir repartir les mains vides et d’ainsi devoir revenir un autre jour, elle consulta rapidement sa montre et sourcilla en voyant l’heure ; il était plus que temps de s’éclipser. S’approchant rapidement de la sortie, Mitsuhane surgit derrière une sorcière qui bloquait la porte. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que la brune semblait avoir quelques difficultés à ouvrir la porte.

-Excusez-moi, que se passe-t-il ? La poignée est coincée ?

De toute évidence, oui, mais pas comme la joueuse l’entendait. En s’entendre répondre que ladite ouverture était visiblement verrouillée, la japonaise fit ce que tout sorcier aurait fait en pareille situation : elle sortit sa baguette et accompagna son « Alohomora » d’un rapide geste du poignet. Elle eut ainsi l’immense plaisir de pouvoir observer qu’absolument rien ne se passait.

Codage par Rosalind Fawley


Nos geôles littéraires  181122091356725514

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