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Au-delà des frontières
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Drago Malefoy
TEN. Alchimiste ☨ Admin' / Codeur
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Pseudo IRL : Lou
Parchemins : 447
Avatar : Tom Felton
Crédit(s) : D.M.
Statut HRPG : Présent
Activité RPG : Ralentie
Nouveaux RPG : Refusés
MC : Olivia Rosebury
Sorcier de sang-pur
Occlumens (faculté apprise, fait connu du Ministère)
Le vent tourne 1567615149-du-vide
/!\ : Criminel non-connu

Niveau : Intermédiaire
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Son âge : 26 ans
Baguette : Bois d'aubépine / crin de licorne
Permis de transplanage :

Porte-monnaie (G) : 171
Gringotts : Coffre-fort

Activité propre : Alchimiste
Job illégal : Trafiquant de potions
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Lien CV : X
☰instaMage : Fil d'actu
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Patronus : Inconnu
Epouvantard : Le cadavre de sa mère
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Diplômes : 2/2
Matière ♥ : Potions
Matière ⚡️ : Soins aux créatures magiques
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Le vent tourne   Le vent tourne EmptyVen 7 Juin - 8:59


Le vent tourne




Ft. myself

Burnout
AMERIQUE / FIN JUIN 2006 - Comme un goût amer

D'un coup de baguette magique à la fois lasse et gracieux, Narcissa ordonna à la bouilloire d'arrêter son manège enfumé pour la délivrer de la gazinière capricieuse qui datait d'un autre âge. De la même façon, madame Malefoy fit virevolter deux tasses en fine porcelaine jusque la table boisée de la cuisine et s'empressa d'y ajouter son meilleur English breakfast tea, avant d'y déverser une quantité bien précise d'eau frémissante - surtout pas bouillante - et d'y fondre un nuage de lait. Une boisson culturelle incontournable qui, ironiquement, faisait l'unanimité chez les Anglais, aussi bien sorciers que moldus.

- Le thé est prêt, annonça-t-elle pour couvrir le tic tac mortel que la vieille horloge imposait.

Drago, dont le regard s'était mollement égaré dans les tréfonds de l'une des deux tasses, se réveilla subrepticement.

- Hm, grommela-t-il en guise de remerciement.

Il s'empara du contenant par la anse fine et fragile, puis laissa son breuvage lui réchauffer le gosier. Narcissa ne le quittait pas des yeux, déterminée à briser la glace de ses prunelles iceberg.

- On devrait le retrouver demain, lâcha-t-elle d'un ton abrupt.

Le fils manqua de s'étouffer un bref instant. Pour réprimer son agacement, comme à son habitude il serra les dents.

- On a fait tout ça pour rien ? provoqua-t-il.

- C'est pas comme si on avait le choix, rétorqua-t-elle en époussetant la table dignement. On ne peut pas le fuir éternellement. Après tout c'est toujours ton père.

Le blond serra les dents de plus belle. Il savait ce que ça voulait dire. Ils capitulaient. C'était le destin, la fatalité, l'éternel recommencement... Appelez ça comme vous voulez.

- Tu préfères continuer à courir ? Etre loin de chez toi, de tes amis, ça te convient ? Tu veux vivre dans ce taudis encore longtemps ? Elle marqua une pause. Si on n'essaie pas de trouver un terrain d'entente on va passer notre vie en exil.

Un terrain d'entente...

- On ne peut pas s'exiler en attendant que ça passe. Ca ne passera pas comme ça, tu le sais bien, renchérit-elle.

- Et après, quoi ? la défia-t-il. On le suit ? Tu veux le suivre ?

Le soupir de Narcissa sonna comme un aveu. Elle ne pensait qu'au bien-être de son fils après tout, même au détriment de la moralité.

- Le vent tourne Drago. Quand la situation se renverse il faut savoir se ranger du bon côté. Ceux qui ne prennent pas la bonne décision y laissent leur vie, ça a toujours été ainsi. Il faut savoir faire des concessions pour se protéger.

Des concessions...

- Ton père, reprit-elle, ne veut que nous protéger. Il sait des choses et il refuse qu'on devienne des victimes. C'est pour ça qu'il ne nous lache pas. Il a fait d'inombrables erreurs mais il est toujours au coeur de l'évènement. Il sait mieux que quiconque ce qu'il est bon de faire ces temps-ci. Le fuir ne nous sauvera pas, Drago...

- Donc tu es de son côté maintenant, ricana-t-il.

Voilà qu'il éprouvait de vieux sentiments qu'il pensait à jamais oubliés, à devoir choisir un camp sans vraiment pouvoir choisir. S'agissait-il toujours de suivre la voix des plus sages ? Etait-ce réellement sage ?

Le blond aimait penser qu'il avait mûri, qu'il était un adulte allant au devant de ses propres décisions, pourtant le petit garçon apeuré demeurait toujours quelque part au fond de lui. Actuellement ce petit garçon était tétanisé, tandis que l'adulte ruminait dans le plus grand des calmes.

Narcissa posa doucement sa main sur son avant-bras comme pour le tempérer.

- Tu ne comprends pas, je suis de ton côté justement.

Elle leur resservit une tasse de thé pour amorcer un dialogue plus adulte.

- Il est toujours question de concessions. Quand le Seigneur des Ténèbres a été vaincu, il a fallu se réinsèrer dans la société au prix de notre fierté. On a accepté de promouvoir des oeuvres caritatives dont l'objectif contredit nos opinions et ce en quoi on a toujours cru. On a retourné notre veste, fait bonne figure, accepté la disgrâce. On est devenu la risée des sang-purs pour pouvoir mener une vie normale. En es-tu heureux ? Non. Ca s'appelle des concessions.

Elle avait tort sur un point. Il en était moins malheureux que lors de sa septième année à Poudlard, mais il se garda de partager cette réflexion.

- Donc tu es prête à revivre ça ?

- Tu es devenu si dramatique Drago. Pourquoi crois-tu que ça sera pareil ? Ce sorcier n'est pas comme le Lord, parait-il. C'est à ce sujet que ton Père veut nous voir.

- Et pourtant tu penses que si on ne se rallie pas à lui on sera en danger, grinça-t-il, alors dis-moi en quoi il est différent ?

- Non. Je pense qu'on peut retrouver notre stature et nos privilèges sans courber le dos. Je pense que le but de cet homme n'est pas le chaos, que la Gazette filtre l'info pour nous conditionner à craindre le pire alors qu'il s'agit surtout de rétablir nos droits. Dans ce monde nous sommes devenus des parias et les nés-moldus des héros. Je ne veux pas baigner dans le sang, je veux plus d'équité. Je pense que c'est le mieux pour notre famille et ton père a des relations qui peuvent nous aider.

- On dirait que tu y a songé longtemps, Mère, ponctua-t-il d'un ton sarcastique. Faut croire qu'il t'a convaincue à l'usure.

- Je veux lui faire face et entendre ce qu'il a à dire, une bonne fois pour toutes.

Elle avala une gorgée qui la mena au terme de sa boisson.

- Je suis fatiguée de courir. Fatiguée de nous imposer ça.

Silencieux, Drago bouillonnait intérieurement.

- Comme il te sied, lacha-t-il avec une fausse nonchalance avant de quitter la table, prendre son manteau, et quitter les lieux pour une promenade nocturne. S'en était assez de parler.

Les pavés claquaient sous ses semelles pressées à 200 gallions. Deux mois qu'il était parti sans dire un mot. Deux mois qu'il s'était évanoui dans la nature pour assurer les arrières de sa maternelle. Il n'était pas question de mettre son entourage au courant. Moins ils en savaient, mieux ils se portaient.

Voilà où ils en étaient aujourd'hui. Lucius s'était fait de plus en plus insistant, plus menaçant, tellement que Narcissa n'avait eu d'autre choix que de quitter le pays pour trouver refuge chez des amis Américains, pensant que son mari se lasserait de les pister... mais il les retrouvait toujours. D'où la récente conversation qui s'apparentait plus à une négociation.

Drago précipita sa cadense non maîtrisée, voyant défiler dans sa mémoire torturée les épisodes l'ayant mené à déguerpir. Ce hiboux reçu quelques jours plus tôt confirmait la stérilité de leur fuite. "Je marche dans ton ombre". Oui, Lucius les retrouvait toujours... Leur cachette n'en était plus une. D'après Narcissa, c'était comme un avertissement. Cette fois ils devaient l'écouter, qu'elle disait. Y croyait-elle elle-même ? Balivernes !

En cet instant, Drago aurait tout donné pour décompresser autour d'un whisky pur feu 10 ans d'âge avec ses rares amis. Oh oui, Drago aurait tout donné pour asticoter Héra ou Pansy, comme au bon vieux temps, quand tout ça avait moins d'ampleur, quand tout ça n'était qu'une hypothèse.


AMERIQUE / JUILLET 2006 - Le retour de Lucius

La première fois qu'il avait revu Lucius, il avait été surpris par son apparence étonnamment propre et distinguée, comme il l'avait toujours connu dans ses plus prestigieuses années. Bien que ses traits semblaient plus fatigués et son oeil plus hagard, c'était loin d'être le vieil homme fou que les journaux dépeignaient...

Naturellement le blond s'était mis en retrait, subissant son étreinte comme un cadeau empoisonné. Narcissa, plus encline aux retrouvailles, s'était laissée aller d'un petit rictus alliant méfiance et sympathie.

- On est devant toi Lucius. Tu as gagné, avait-elle constaté. Et maintenant ?

Qu'avait-il à dire après ces mois de cavale, et tous ces hiboux nébuleux ? Quel était son rôle auprès de ce sorcier venu de l'étranger ?

- Je n'ai pas beaucoup de temps, lança-t-il d'emblée avant de lancer un bref regard à Drago qui détournait les yeux. J'ai besoin de savoir que G. a votre soutien. Il en va de ma crédibilité, du poids de notre nom, de notre unicité.

Ce discours solennel ne combla pas la Dame.

- On peut redevenir une famille à nouveau, Narcissa, retenta-t-il. Pour ça j'ai besoin de ton soutien, de votre soutien, que vous me fassiez confiance.

Une fois encore, Drago détourna les yeux de son père. La principale intéressée quant à elle le regardait avec des yeux ronds. Elle attendait un peu plus que ça, ce qu'il comprit sans peine.

- Cet homme m'a sorti de ma misérable condition de fugitif alors que je n'étais rien quand je suis arrivé en Russie. Narcissa, j'ai complètement perdu pied et ma raison avec. C'est grâce à lui si j'en suis là aujourd'hui parce qu'il a fait de moi quelqu'un d'important avec un but qui peut tout résoudre, pour tous les trois. Il m'a aidé à me relever, et je lui ai prouvé que j'étais digne de sa confiance. Tu ne comprends pas, cet homme peut nous rendre ce qui nous revient de droit ! Je n'aurai plus à me cacher, on pourra redevenir une vraie famille, comme avant. Il a le pouvoir de tout changer, il a ça dans le sang.

Comme avant... pensa sarcastiquement Drago.

- Il a ça dans le sang ? Qu'est-ce que tu veux dire ? s'étonna Narcissa.

- Je veux dire que son père a mené ce combat avant lui et qu'il n'était en rien comme le Seigneur des Ténèbres. Tu vois, c'est quelque chose que le Ministère et la Gazette se gardent bien de révéler, ça leur ferait une mauvaise pub. Il marqua un temps imposant un suspense quasi intenable. G. n'est pas vraiment Russe. Il est d'origine Allemande, et son père n'est nul autre que Gellert Grindelwald. Lucius marqua une autre pause pour laisser ses interlocuteurs digérer la nouvelle.

A présent Drago le fixait intensément. La rumeur était donc vraie...

- Il est en train de constituer un parti politique à l'image de son père. Il a ça dans le sang je vous dis, et la meilleure place où se trouver c'est à ses côtés. Il est temps de jouer ses bonnes cartes. C'est pour ça que je suis là, pour me racheter auprès de vous, tous les deux.

Voyant sa femme et son fils silencieux, comme hébétés, le patriarche poursuivit.

- Ne croyez pas tout ce que raconte la Gazette ou le Ministère. C'était compliqué de vous contacter sans me faire repérer, c'est pour ça que j'ai toujours été bref ou pris des chemins détournés, avec des mots disons un peu énigmatiques. Le risque était trop grand, mais je savais que tu comprendrais Narcissa. Je savais. Vous n'avez pas à vous plier à cette nouvelle société qui fait de nous des moins que rien. Vous n'avez pas à vivre comme ça. Vous devez repartir avec moi.

Drago voyait bien dans les yeux de sa mère que celle-ci était tiraillée. A vrai dire Lucius était étonnamment convainquant. Pourtant il ne pouvait pas pardonner. Tout cela sonnait toujours comme de fausses promesses. C'était trop beau... Et tout ce revirement de situation lui donnait mal au crâne.

- Est-ce que tu vas me demander de tuer des gens ? le provoqua Drago.

Lucius éclata de rire, ce qui eut le mérite de le surprendre.

- Non, mon fils, il n'est pas question de tuer des gens. C'est juste de la politique.

Sauf que la politique, ça ne l'intéressait pas.

- J'ai un business à entretenir. Je n'ai pas le temps, coupa-t-il avec fermeté.

- En parlant de ça je n'ai jamais eu l'occasion de te dire combien j'étais fier de ce que tu as entrepris. Tes talents, Drago, pourraient nous être utiles. On pourrait accélérer l'ascension de ton entreprise. Si tu collabores avec nous, on fera de toi le leader du marché comme tu le voulais quand tu étais petit. Tu te souviens ?

A croire que Lucius avait réponse à tout, mais Drago était circonspect. Jamais son père n'avait fait part d'une quelconque fierté à son égard. Et bien que l'offre était alléchante, tout ça c'était trop, trop d'un coup. Des promesses dont il se méfiait et qu'il préféra ignorer.

- Donc son projet c'est de rendre leurs privilèges aux sang-purs ? Rien d'autre ? interrogea-t-il, sceptique.

Lucius acquiesca, pensant que sa femme et son fils n'étaient pas prêts à entendre toute la vérité. Leur parler d'emblée d'assujettir les moldus n'était peut-être pas la meilleure technique pour les convaincre.

- ...et de rétablir l'économie du pays entre autres choses, oui.

Un ange passa tandis que les cerveaux bouillonaient.

- Voilà ce que je vous propose, poursuivit-il se faisant l'avocat du Diable. Venez avec moi quelques semaines au coeur du projet. Rencontrez les autres partisans, rencontrez G., et jugez par vous-mêmes. Si vous êtes convaincus vous restez, sinon vous pourrez toujours retourner vous accomoder de la prison que Shacklebolt a bâtie pour vous. Les Aurors ne vous interrogeront pas à votre retour, nous avons une taupe au Ministère qui pourra vous couvrir.

Narcissa sonda son fils du regard.

- Je pense que ça se tente, c'est un accord honnête, appuya-t-elle.

Drago se murait dans le silence. C'était déjà trop.

- D'accord, acquiesca-t-il pour ne pas en entendre davantage.


RUSSIE / AOÛT 2006 - EMBRIGADEMENT

Tout avait été vite, très vite. Drago et sa mère vivaient dans les quartiers cosy et secrets du leader que toute la Grande-Bretagne craignait. Et c'était vrai, G. n'avait rien d'un Voldemort effrayant. Pour commencer il avait un nez, ça changeait la donne. L'homme devait avoir autour de 70 ans, des cheveux en pétard, une gueule écorchée, et le ton étonnamment posé de quelqu'un qui a les pieds sur terre. Fascinant. Il avait des conseillers, des partisans, une secrétaire, les plus proches collaborateurs étant rémunérés clandestinement grâce à divers trafics, le temps de prendre plus d'ampleur et de s'infiltrer d'une manière plus légale pour embrigader le reste de la population, la partie qui avait besoin d'une preuve de légitimité avant de signer avec le chef du parti.

Durant leur période d'essai, si on peut appeler ça ainsi, Drago et Narcissa n'ont pas vu de sang. Ils ont baigné dans le cocon doré des puissants, une place de choix tout en haut de la pyramide, assistant aux beaux projets et discours élaborés de Grindelwald fils. Le sale boulot du bas de la pyramide, ils n'en ont pas eu vent bien qu'ils auraient pu le deviner... Après tout qui a dit qu'en politique il n'y avait pas de sang ?

Drago se demandait toutefois le but de cette mascarade. Pourquoi lui et sa mère étaient là, que pouvaient-ils faire, à quoi ça rimait ? Parce qu'ils étaient d'anciens Mangemorts et des figures anciennement influentes chez les sang-purs ? Pourtant ce n'était plus vraiment le cas. Il eut un jour la réponse à cette question par le leader lui-même.

- Ceux qui sont importants pour Lucius sont importants pour moi. C'est primordial de rester soudés dans une famille. Et puis tu ne pensais quand même pas vivoter comme une vipère dans ton coin éternellement, n'est-ce pas ? Ton destin est plus grand que ça mon petit, tu vaux mieux que ça, l'avait-il encouragé d'une tape paternelle dans le dos. Ah et il faudra qu'on reparle de ton business ! Tes services me seraient bien utiles, lui avait-il lancé en s'éloignant.

Tout cela était déroutant. G. n'inspirait pas la peur, il imposait le respect. Voilà pourquoi il avait tant de succès. Il était un leader que les gens suivaient, pas un Seigneur qu'on craignait. Elle était là la différence. Et pourtant, l'agression d'Atherol Powell c'était bien sous ses directives, non ? Cattermole l'an passé, un meurtre qu'il avait commandité, pas vrai ? Tout ça, c'était de la politique ou de l'enfumage ? Drago était perdu. Une chose était sûre, ça ne sentait pas bon et pourtant, il était là, spectateur de sa propre vie, passif, impuissant, prêt à assister au prochain meeting annonciateur d'un nouveau plan d'attaque. Pour l'occasion, des disciples étaient venus des quatre coins du monde pour acclamer le fils du célèbre mage.

- [...] Il faut faire prendre conscience aux gens qu'ils ne sont pas en sécurité, et que la sécurité il n'y a que nous qui pouvons la leur donner. Il faut décrédibiliser le Ministère, descendre la Gazette avec un journal opposant - nous sommes déjà dessus ! Et parfois, il faut avoir recours à la force pour disperser notre voix. Avançons chaque pion avec minutie. Nous avons des complices infiltrés dans toutes les institutions qui peuvent nous aider et ça fonctionne, nous gagnons du terrain ! Vous savez ce qu'on a dit au sujet de cet évènement fantaisiste ? Ce sera notre prochaine action et elle sera déterminante. Il est temps mes amis, temps que ces gens sachent à qui ils ont affaire, temps qu'ils fassent les bons choix. On touche au but ! [...]

Alors que toute la foule acclamait l'orateur, Drago cogitait en voyant sa mère esquisser un rictus plein d'espoir. Il savait très bien à quel évènement il faisait allusion, et il se sentait piégé. Il n'avait rien signé du tout et pourtant sa seule présence cautionnait tout ce ramdam, faisant de lui un complice mutique. C'était déjà trop tard, la situation l'avait dépassé avant même qu'il ne puisse l'anticiper. Et alors ? L'heure était venue de faire un choix. Subir, ou agir.

Continuerait-il de suivre sa mère aveuglément ? Croirait-il le discours séduisant de Grindelwald fils ? Se méfierait-il ? Déserterait-il ? Deviendrait-il un infiltré pour le compte du Ministère, lui qui haïssait cette institution ? Pour le moment Drago ne pouvait se résoudre à choisir. Tout était entremêlé dans sa tête sans aucune logique ou fil conducteur, comme un stupide puzzle aux pièces manquantes, et l'ombre de son passé le paralysait.

Choisir... Cela lui avait toujours fait défaut. Pour ça, il aurait fallu démêler le vrai du faux dans toute la propagande déversée par les deux camps. Qui disait la vérité ? Il lui faudrait passer plus de temps ici pour le déterminer, toujours silencieux et secret. Que pouvait-il faire d'autre ?

Au fond, il ne savait pas de quoi G. était capable. Peut-être était-ce en cela qu'il était plus dangereux que le Seigneur des Ténèbres, finalement...



by DM




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