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La lumière intacte d'un sourire trop rare   Ven 22 Déc - 2:51

La lumière intacte d'un sourire trop rare

ft. Pansy Parkinson

Six ans. Six longues années depuis qu'il n'avait plus joui de ses traits mutins, de sa verve assassine, de sa folie douce. Pansy Parkinson avait été son alliée, son amie, celle qui avait connu les mêmes obstacles, les mêmes contraintes. Celle qui avait subi les mêmes préjugés et souffert des mêmes dilemmes. Celle qu'on avait condamnée pour avoir fièrement porté son nom, parce qu'on le lui avait enseigné. Celle qui ne l'avait jamais jugé, et que d'autres jugeaient encore.

Après Poudlard, elle avait tout quitté. Lui en avait-il voulue ? Un peu, oui, mais pas tant. Elle avait choisi la facilité, et il comprenait mieux que personne ses raisons. Pourquoi se compliquer la vie, après tout ? Il y avait eu tant de pertes, tant de représailles, tant de difficultés. Comment l'en blâmer ? Peut-être même qu'il aurait dû la suivre. A vrai dire il avait hésité, mais il y avait un paramètre non négligeable : sa mère. Il ne pouvait laisser sa mère. Une fois de plus il n'avait pas décidé de son sort et s'en était remis à son éducation, même si son père n'était plus dans l'équation. Il s'était résigné, renfermé sur lui même, puis s'était relevé, masqué derrière un voile factice d'assurance pour parader comme il aimait le faire. L'important, c'était qu'on le croit intouchable, comme si tout lui glissait dessus, et il avait réussi à trouver un certain équilibre dans cette mascarade, à y croire de nouveau malgré une ombre tortueuse constamment à ses trousses. Il créait ses potions, les vendait à de bons prix, avait d'ambitieux projets et sa barque se menait bien, agrémentée de quelques filles sans incidence pour égayer le tout dans des vapeurs d'alcool libératrices. Qu'en était-il de son amie ? Voilà qu'elle était de retour. A peine informé, il l'avait contactée pour rattraper le temps perdu.

Il arriva le premier à 19H pétante aux Trois Balais, renonçant à sa réputation d'homme en retard lorsqu'il s'agissait d'événements hors-boulot. Ce lieu n'était pas tellement le plus chic du village mais il avait le mérite de le faire passer pour un Saint : personne ne s'attendait à voir Drago Malefoy siroter son verre dans ce genre de baraque, et il aimait bien la serveuse. Et puis c'était aussi une façon de punir gentiment sa camarade après son absence. Elle l'avait laissé à son triste sort tout ce temps ? Qu'elle savoure ces souvenirs fanés dans ce lieu boisé qui n'avait pas pris une ride. Bim. A tous les coups, il n'échapperait pas à une réflexion de sa part et s'en frottait les mains d'avance...

Il s'installa à une table quelconque et, lorsqu'il vit la serveuse à la poitrine généreuse réclamer sa commande, il opta pour un Pur Malt et anticipa la boisson de sa partenaire. Quelques secondes plus tard, la ténébreuse brunette fit son entrée.

- Parkinson, constata-t-il sans démesure en lui offrant son mythique sourire en coin.

Par Merlin, elle n'avait pas changé... La même Pansy débordante de classe se tenait face à lui, et c'était bon... Difficile de masquer son euphorie, lui qui était si souvent morne. En fait, il ne pouvait s'empêcher de sourire, dévoilant toutes ses dents sans prendre garde à se contrôler. A quoi bon ? Son ton était maîtrisé, mais son expression le trahissait tant la lueur dans ses yeux clairs rayonnait. L'espace d'un instant il voulut se lever et la serrer dans ses bras, mais ce genre d'effusions n'avait jamais été leur fort. Pudeur ou fierté ? Qu'importe. A la place, il lui fit signe de s'installer comme un gentleman. Au même moment, la serveuse arriva avec, comme prévu, un whisky pur malt et un rhum groseille.

- J'espère que tes goûts n'ont pas trop changé. Y'a quelques années tu ne jurais que par ça...

Eh ouais, il s'en souvenait. Evidemment.


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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Sam 23 Déc - 2:21

Depuis qu'elle avait reçu cette missive, hier, ficelée à la patte d'un somptueux hibou grand duc, Pansy ressentait en elle un profond sentiment d'euphorie incessante. Elle avait bien sûr immédiatement reconnu l'écriture soignée de son correspondant et sa joie croissante à l'idée de le revoir lui avait fait passer de longues heures de la nuit sans pouvoir fermer l’œil. Il lui avait terriblement manqué. Tant d'années étaient passées depuis qu'elle n'avait pas vu son vieil ami Drago Malefoy... Un étrange mélange d'excitation et d'appréhension secouait tout son être à l'idée de ces retrouvailles. Entre leur éducation et leur vision du monde, leurs rêves, leurs rires ou encore même leurs pleurs, les deux anciens Serpentard avaient beaucoup partagé ensemble et avaient toujours été très proches. Nombreux pensaient qu'il y avait bien plus qu'une simple amitié entre eux et dans un certain sens, ils n'avaient pas tord : ce n'était pas une simple amitié qui liait Pansy et Drago, c'était cette amitié là, celle qui fusionnait deux êtres un seul, celle qui empêchait l'un de se passer de l'autre. Ils se nécessitaient mutuellement, savaient toujours lorsqu'il y avait un problème, savaient s'adapter à n'importe qu'elle situation ensemble, avaient appris à évoluer ensemble. La guerre les a autant affecté à l'un comme à l'autre, mais elle leur a aussi permit de se serrer les coudes comme jamais ils n'avaient eu à le faire auparavant.
Seulement après la guerre, ils s'étaient séparés et d'une façon assez brutale. Lorsque la jeune femme avait décidé de partir à l'étranger pour se refaire une vie et tenter de laisser derrière elle ses démons du passé, elle y avait laissé bien plus. Elle avait peur qu'il lui en veuille de l'avoir abandonné ainsi... Elle aurait pourtant tant aimé l'entendre dire de l'attendre, qu'il viendrait avec elle, seulement ce jour n'était jamais arrivé. Et elle, ne lui en voulait pas. Comment aurait-elle pu ? Ce n'était que son invraisemblable idée survenue de nulle part, mis à part de sa propre personne, et elle ne pouvait lui imposer ce choix beaucoup trop conséquent. Elle se souvenait de ce jour à la fin de l'année, où elle était si triste à l'idée de lui dire au revoir, sans réellement savoir si elle reviendrait un jour. Elle se souvenait de l'avoir pris dans ses bras et de l'avoir serré si fort comme si elle voulait l'empêcher de partir, alors qu'en réalité, c'était elle qui le quittait. Leurs habitudes imposaient même entre eux un certain contrôle des émotions, mais cette fois là, cela avait été bien trop dur et c'était d'une voix brisée qu'elle avait murmuré « Tu vas tellement me manquer ». Puis elle était partie. Sans un regard en arrière. Sûrement pour éviter qu'il ne remarque les petites gouttes salées qui perlaient aux coins de ses yeux... Stupide fierté.

Mais désormais, tout cela n'appartenait qu'au passé, et c'est le sourire aux lèvres qu'elle se rendait aux Trois-Balais, vêtue d'un léger pull vert sapin et d'une jupe patineuse noire. Oui, elle avait opté pour cette tenue digne d'une Serpentard. Après tout, le pub se situait à Pré-au-Lard, et lorsqu'ils étaient à Poudlard, ils s'y rendaient souvent, accompagnés de leur ami Blaise. D'ailleurs, elle avait trouvé ce point de rendez-vous assez étrange, venant de son ami aux cheveux presque blanc. Elle s'attendait à quelque chose de plus chic et savait d'avance qu'elle lui ferait une petite remarque.
Le claquement de ses talons raisonnait dans la petite ruelle menant à l'entrée du bar et lorsqu'elle poussa la porte, elle vit à sa grande stupeur ce jeune homme, assis à une table non loin de l'entrée qui semblait attendre. Pansy ne put empêcher ses lèvres de s'étirer en un sourire plus ou moins dissimulé. Il n'avait pas tellement changé, mis à part qu'il faisait bien plus « homme » que la dernière fois qu'elle l'avait vu. Il avait toujours cette allure de parfait gentleman, sans aucun défaut, que ce soit au niveau de sa coiffure, de son visage ou de sa tenue vestimentaire. Elle s'avança lentement vers la table et une vague de chaleur l'envahit quand son regard, qui en aurait glacé plus d'un, croisa le sien.

- Parkinson, constata-t-il d'un air neutre, accompagné pourtant de ce sourire qu'elle connaissait par cœur.

La jeune femme savait bien à quoi il jouait, et désireuse d'entrer dans son jeu, elle se retint de lui sauter au coup quitte à le renverser de sa chaise. Elle resta donc impassible et d'une voix courtoise dont on pouvait cependant noter une pointe de reproche dissimulée, elle déclara :

- Malefoy... C'est bien la première fois que tu me fais l'honneur d'être à l'heure à l'un de nos rendez-vous...

Ses lèvres pulpeuses s'étirèrent en un petit sourire espiègle, qu'elle tenta de contenir quelques secondes de plus mais qui finit pourtant par s'étirer jusqu'à ses oreilles, se transformant en un sourire franc, débordant de joie. Cette bonne humeur sembla être contagieuse puisque le sourire moqueur de son interlocuteur évolua de la même manière et Merlin savait à quel point ce sourire avait manqué à la brunette et à quel point il lui faisait chaud au cœur. Alors qu'elle prenait place, la serveuse arriva, apportant un whisky pur malt ainsi qu'un rhum groseille. Pansy nota que cette dernière observait son ami d'un air aguicheur et elle retint du mieux qu'elle put un petit rire moqueur lorsque celui-ci la remercia avec un sourire qu'elle n'avait vu que trop de fois dans les couloirs de l'école.

- J'espère que tes goûts n'ont pas trop changé. Y'a quelques années tu ne jurais que par ça... déclara le blond en désignant du regard le rhum groseille placé devant elle, quand la serveuse fut partie.

En effet, c'était sa boisson préférée, il ne l'avait pas oublié ! De toute manière, il savait bien que dans le cas contraire, elle aurait fait en sorte qu'il ne l'oublie plus jamais...

- On ne change pas les bonnes habitudes, répondit-elle du tac au tac. En parlant de ça, j'étais surprise d'apprendre que l'on se retrouverait ici... Je m'attendais à quelque chose de plus extravaguant venant de toi. J'ai l'impression d'arriver encore à entendre les lamentations incessantes du balafré de là où on est...

Elle émit un léger ricanement puis laissa son regard dévier vers une table au fond du bar où se tenait habituellement le trio de Gryffondor, à l'époque. C'était bien étrange de revenir ici : tout était comme avant, pourtant rien n'était pareil. Mais d'un certain côté, c'était plaisant, ça lui faisait songer au bon temps. Elle saisit son verre et reporta son attention sur Drago, une question, parmi de nombreuses autres, la titillait depuis la veille :

- Comment as-tu su que j'étais de retour ? Je veux dire... Comment as-tu su avant même que je n'ai le temps de recontacter qui que ce soit ? Et ne me racontes pas de bêtises Drago, je te connais tu sais. D'ailleurs...

Elle désigna d'un regard la serveuse occupée à une table un peu plus loin et reprit d'un air malicieux :
- Je vois que tu n'as pas perdu tes talents de grand séducteur...

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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Sam 23 Déc - 18:35

La lumière intacte d'un sourire trop rare

ft. Pansy Parkinson

- On ne change pas les bonnes habitudes.

Il avait donc tapé dans le mille avec le rhum groseille, sans grande surprise. Pudiquement fasciné, il scrutait sa plus vieille amie à mesure qu'elle débitait ses mots, à la recherche d'une ride, d'une cicatrice, ou d'une quelconque fêlure que le temps aurait laissée sur sa peau diaphane. Rien. De la porcelaine chic qu'on ne soupçonnerait pas un instant de pouvoir se briser, mais lui savait.

- En parlant de ça, poursuivit-elle, j'étais surprise d'apprendre que l'on se retrouverait ici... Je m'attendais à quelque chose de plus extravaguant venant de toi. J'ai l'impression d'arriver encore à entendre les lamentations incessantes du balafré de là où on est...

C'était le but. Maintenant qu'elle était de retour, elle aussi devrait affronter les fantômes de leur passé... Sauf que cette fois ils se soutiendraient. Comme au bon vieux temps.

- Comment as-tu su que j'étais de retour ? s'interrogea-t-elle soudain. Je veux dire... Comment as-tu su avant même que je n'ai le temps de recontacter qui que ce soit ? Et ne me racontes pas de bêtises Drago, je te connais tu sais. D'ailleurs je vois que tu n'as pas perdu tes talents de grand séducteur... renchérit-elle en désignant la serveuse aux formes généreuses un peu plus loin.

- Pansy, Pansy, Pansy... dit-il en secouant lentement la tête, fou de désinvolture. Qu'est-ce que tu crois ? Ta place était à prendre, alors pendant tout ce temps il a bien fallu que je caste les plus jolies brunes d'Angleterre pour faire le job.

Il s'attendit à observer une mine offusquée chez sa partenaire mais il se rattrapa bien vite avec un sourire complice.

- Rassure-toi, aucune ne t'arrive à la cheville. Je me suis diverti comme j'ai pu, c'est tout, acheva-t-il en dévoilant toutes ses dents, induisant tout un tas de sous-entendus peu orthodoxes.

Il retrouva un semblant de sérieux pour répondre à ses réelles interrogations.

- Comment j'ai su que tu étais de retour ? Voyons ma petite Pansy, dit-il en la fixant droit dans les yeux, tu sais bien que je sais tout... Un de mes espions me l'a rapporté, tout simplement. Après cette mise en scène, il se fit plus terre-à-terre. Ouais, bon... En fait c'est Macmillan - ouais, il existe encore lui - qui a dit t'avoir vue à Flagley-le-Haut, pendant qu'il parlait à un ancien blaireau au Chaudron Baveur. J'y étais pour affaires et j'ai tout entendu, parce que mes oreilles traînent toujours où il faut quand il faut. Tu penses bien que tout de suite j'ai mené mon enquête, et tu sais que je peux être très persévérant...

Il haussa brièvement les sourcils pour ponctuer sa tirade et but une longue gorgée de son whisky avant de reposer le verre fermement sur la table.

- Moi qui pensais qu'avant même de poser tes valises tu accourrais à ma porte pour que je te raconte les derniers potins... Je t'avoue que j'ai été un peu déçu.

Bien entendu, ce petit reproche déguisé était une vaste comédie. Drago adorait qu'on le plaigne ou amener ses amis à culpabiliser. Au pire, Pansy lui ficherait une petite tape sur le bras l'air de dire "Comment oses-tu ?!" et ce serait tout. Il adorait l'embêter, c'était grisant.

C'était bien beau tout ça, mais il avait un milliard de questions à lui poser. Par où commencer ?! Il resta mutique à la contempler, comme s'il ne l'avait pas vue depuis toute une vie, caressant les bords de son verre du bout des doigts.

- Et sinon, toi, tu me feras pas croire que la tornade Parkinson a laissé les Québécois insensibles. C'est le moment de passer aux aveux Pansy... Raconte, t'as fait des ravages ? T'avais un laquais sous tes ordres au moins ?

Il l'imaginait aisément comme une petite princesse au centre d'une foule de nabots pas assez biens pour elle, tous à son service, à l'affût de chacun de ses caprices.

Par Merlin, que c'était bon de la retrouver !


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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Dim 24 Déc - 11:53

- Pansy, Pansy, Pansy.. Qu'est-ce que tu crois ? Ta place était à prendre, alors pendant tout ce temps, il a bien fallu que je caste les plus jolies brunes d'Angleterre pour faire le job.

Au fur et à mesure de ces propos, les sourcils de la jeune femme se haussaient d'indignation, ce qui sembla amuser son interlocuteur. Elle s'apprêtait à lui sortir une réplique cinglante digne d'une Parkinson, mais alors qu'elle ouvrait la bouche, il annonça :

- Rassure-toi, aucune ne t'arrive à la cheville. Je me suis diverti comme j'ai pu, c'est tout.

La bouche de Pansy se referma et ses lèvres s'étirèrent en un petit sourire mi-moqueur, mi-satisfait, tandis qu'elle levait les yeux au ciel. Il avait toujours très bien su quoi lui dire pour éviter sa foudre, peut-être trop bien même.

- Comment j'ai su que tu étais de retour ? Interrogea-t-il après avoir reprit un peu plus de sérieux. Voyons ma petite Pansy, tu sais bien que je sais tout... Un de mes espions me l'a rapporté, tout simplement.

La brune leva un sourcil et le toisa d'un air faussement impressionné. Un léger ricannement s'échappa de ses lèvres pour agrémenter l'ironie de la situation. Drago ? Des espions ? Laissez-la rire ! Elle le lui ressortira un jour.

- Ouais, bon... Enfait c'est MacMillan.

MacMillan ? Pansy fronça les sourcils et se pencha légèrement vers Drago, avide d'en savoir plus. De qui parlait-il ? MacMillan, MacMillan... Son expression s'illumina en une fraction de seconde : Poufsouffle, préfet, assez lourd à supporter... Elle se souvenait. Mes ses sourcils formèrent à nouveau une barre au dessus de ses yeux : il était encore là ? Et que faisait Drago avec cet imbécile d'Ernie ? Comme si elle avait posé la question à voix haute, il répondit :

- Ouais, Il existe encore lui. Il a dit t'avoir vue à Flagley-le-Haut, pendant qu'il parlait à un ancien blaireau au Chaudron Baveur. J'y étais pour affaires et j'ai tout entendu, parce que mes oreilles traînent toujours où il faut quand il faut. Tu penses bien que tout de suite j'ai mené mon enquête, et tu sais que je peux être très persévérant...

Il haussa les sourcils comme s'il attendait à ce qu'elle l'approuve automatiquement, mais elle n'en fit rien. Elle se contenta de le fixer droit dans les yeux puis l'observer boire une gorgée de son whisky. Dans sa tête, pleins de pensées tourbillonnaient. Elle qui avait souhaité faire un retour inaperçu, voilà qui était raté. Et que faisait MacMillan à Flagley-le-Haut ? Se pouvait-il qu'il possède lui aussi un domicile dans les environs ? Elle grimaça : Il ne manquait plus que ça ! Le bruit du verre de Drago retombant sur la table la fit revenir à la réalité et elle sonda de nouveau les pupilles de diamants en face d'elle.

- Moi qui pensais qu'avant même de déposer tes valises tu accourrais à ma porte pour que je te raconte les derniers potins... Je t'avoue que j'ai été un peu déçu.

Pansy se pinça les lèvres, se sentant légèrement coupable. Il est vrai elle aurait pu le contacter plus tôt. Mais après tout, elle n'avait pas prévu que MacMillan découvre son retour. Elle reprit donc vite contenance, saisit son verre d'une main, et, se redressant contre le dossier de sa chaise, elle le regarda légèrement de haut sans cacher son petit sourire moqueur avant de lui avouer d'une voix sarcastique :

- Tu sais Drago, tu m'as beaucoup manqué. T'as raison, j'aurais du courir jusqu'à ta porte pour satisfaire ton plaisir de te savoir au centre de tout.

Elle prit à son tour une gorgée de son verre, savourant le goût de la boisson tout comme celui de la vengeance. S'il adorait l'embêter, il devait bien savoir que lui rendre la vie dure était une de ses plus grandes passions, avec les potins. D'ailleurs, n'avait-il pas dit le mot magique précédemment ? Elle mit cela de côté pour le moment et l'écouta reprendre la parole :

- Et sinon, toi, tu me feras pas croire que la tornade Parkinson a laissé les Québécois insensibles. C'est le moment de passer aux aveux Pansy... Raconte, t'as fait des ravages ? T'avais un laquais sous t'es ordes au moins ?

Elle ne put s'empêcher de rire réellement cette fois. Et Merlin que ça faisait du bien !

- Tu ne t'imagines pas ! Ils avaient bien besoin d'une petite touche britannique pour pimenter un peu leurs vies ! Et puisque j'ai été à la bonne école...

Il fut gratifié d'un petit sourire malicieux puis elle reprit en reposant doucement son verre sur la table :

- Il fallait bien que je m'amuse un peu moi aussi. Je ne pouvais pas me permettre d'aller dans des bars et d'en repartir seule... Sinon, je n'aurais pas été digne de m'appeler Pansy Parkinson. Et puis, ils avaient un certain charme ces francophones, et leur accent rajoutait un peu de peps ! Quant à mes laquais... Hé bien... Je savais d'avance que je n'avais pas à sortir avec beaucoup d'argent sur moi pour me payer des verres. Et un peu comme toi, j'étais dans les bonnes grâces des serveurs...

La sorcière marqua une pause, le laissant assimiler tout ce qu'elle venait de dire puis acheva :

- Ce n'était vraiment pas sérieux, je te l'accorde. Il n'y en a qu'un qui aurait pu avoir le privilège de mieux me connaître, mais comment aurait-il pu surpasser le grand Drago Malefoy ? En plus, son air niais me faisait bien trop penser à Londubat et je lui ai vite fait comprendre ce que cela signifiait pour moi. Et après tout, je savais que je ne resterai pas là-bas éternellement, alors pourquoi me prendre la tête ?

Elle sirota une nouvelle fois son rhum groseille, soutenant le regard transperçant de son ami, quand soudain une idée germa dans son esprit.

- Bien, à ton tour maintenant... commença-t-elle avec le plus grand sérieux du monde. Tu m'as parlé de potins ? Je-veux-tout-savoir ! À moins qu'il y ait une conquête qui t'ai marquée plus que les autres et que tu aies envie de m'en toucher deux mots ?

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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Dim 24 Déc - 16:39

La lumière intacte d'un sourire trop rare

ft. Pansy Parkinson

- Tu ne t'imagines pas ! repondit-elle. Ils avaient bien besoin d'une petite touche britannique pour pimenter un peu leurs vies ! Et puisque j'ai été à la bonne école...

Il n'allait pas la contredire...

- Il fallait bien que je m'amuse un peu moi aussi. Je ne pouvais pas me permettre d'aller dans des bars et d'en repartir seule... Sinon, je n'aurais pas été digne de m'appeler Pansy Parkinson. Et puis, ils avaient un certain charme ces francophones, et leur accent rajoutait un peu de peps ! Quant à mes laquais... Hé bien... Je savais d'avance que je n'avais pas à sortir avec beaucoup d'argent sur moi pour me payer des verres. Et un peu comme toi, j'étais dans les bonnes grâces des serveurs...

Il sourit de contentement. Drago n'en attendait pas moins de sa Pansy.

- Ce n'était vraiment pas sérieux, je te l'accorde. Il n'y en a qu'un qui aurait pu avoir le privilège de mieux me connaître, mais comment aurait-il pu surpasser le grand Drago Malefoy ? A ces mots il bomba le torse, et les suivants lui décrochèrent un rire. En plus, son air niais me faisait bien trop penser à Londubat et je lui ai vite fait comprendre ce que cela signifiait pour moi. Et après tout, je savais que je ne resterai pas là-bas éternellement, alors pourquoi me prendre la tête ?

Il buvait ses paroles sans la quitter des yeux, hochant régulièrement la tête, ponctuant le tout de quelques ricanements et autres rictus en coin approbateurs. "Rien de trop sérieux, pas d'attache". Il ne pouvait que trop la comprendre. Pendant ce temps le rhum groseille de la demoiselle s'évaporait dangereusement. Elle n'avait pas perdu la main !

- Bien, à ton tour maintenant... enchaîna-t-elle avec sérieux pendant qu'il faisait signe à la serveuse de renouveler la commande. Tu m'as parlé de potins ? Je-veux-tout-savoir ! À moins qu'il y ait une conquête qui t'ai marquée plus que les autres et que tu aies envie de m'en toucher deux mots ?

Son enthousiasme était contagieux ! Il se creusa la tête avant de secouer tout doucement son minois inexpressif...

- Eh bien...

Aucune conquête n'était sortie du lot, non. Ce qu'il recherchait avant tout dans la lueur des yeux d'une femme, c'était l'intimidation, le besoin, et l'admiration. Dans ces conditions, comment aurait-il pu sincèrement s'attacher à l'une d'elles quand le but était toujours centré sur lui-même ? Il y cherchait une forme de valorisation et de contrôle. En 25 années, il n'avait rien connu d'autre que la chasse, le plaisir charnel, et ce n'était pas le mythique "trouble des papillons" qui lui manquait tant il considérait cela comme une épine empoisonnée capable d'affaiblir le plus puissant des hommes. La solitude qu'il ressentait était muette, informulée, et profondément enfouie, si bien que lui-même ne pouvait y mettre des mots pour la faire exister ou mieux, l'expliquer. Alors à part cela, qu'y avait-il d'intéressant que Pansy pouvait avoir manqué durant son périple en Amérique du Nord ? AH. Justement, en parlant de mièvreries...

- ...le balafré n'est plus avec la rouquine, pareil pour Weasmoche et son rat de bibliothèque, et j'ai entendu dire que Londubat et l'autre perchée s'en étaient pas mieux tirés, énonça-t-il avec désinvolture. Autant te dire que je me moque bien de tous ceux qui leur ont léché les bottes à Poudlard, tous ces crétins qui les imaginaient finir leurs jours ensemble... Des utopistes, cracha-t-il. Leur super trio de mes deux, ben ils sont comme tout le monde. Et en parlant d'eux, je sais pas si t'es au courant ou si je te l'avais pas déjà dit mais Potter est auror, Weasley vend des gadgets bas-de-gamme dans sa boutique minable de farces et attrapes avec son frère, et Granger bosse pour défendre les elfes au ministère. Prévisible tout ça hein, souffla-t-il la mine sombre en pensant au nombre incalculable de fois où il avait croisé la née-moldue dans les couloirs dans un climat glacial.

Il haussa les épaules. Plus que des potins, il y avait des événements troublants qui impliquaient sa mère et des menaces sur un parchemin... Etait-ce le moment d'aborder un si lourd sujet ? Non. Pour faire durer le plaisir des retrouvailles, il préféra revenir sur un point qui l'avait beaucoup intrigué et qu'elle avait étrangement vite survolé à son goût.

- Mais attends, reprit-il en étirant un sourire carnassier. Y'en a un qui aurait pu avoir le privilège de mieux te connaître ?! Ca veut dire quoi ça...

Du coq à l'âne, le blond faisait allusion à une des précédentes répliques de son amie. Même si sur le ton de la blague elle avait affirmé que le garçon en question ne le surpassait pas, lui, il n'en restait pas moins qu'il avait failli mieux la connaître. Drago savait que ce n'était pas anodin venant d'elle.

- Tu veux dire que la grande Pansy Parkinson a failli céder son petit coeur meurtri à un Londubat de substitution et s'est ravisée ?!

Il riait en bavant ces mots, se moquant ouvertement. Il voulait surtout des détails... Que son égal féminin puisse envisager de baisser sa garde le fascinait vraiment.


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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Lun 25 Déc - 3:24

- Eh bien... le balafré n'est plus avec la rouquine, pareil pour Weasmoche et son rat de bibliothèque, et j'ai entendu dire que Londubat et l'autre perchée s'en étaient pas mieux tirés. Autant te dire que je me moque bien de tous ceux qui leur ont léché les bottes à Poudlard, tous ces crétins qui les imaginaient finir leurs jours ensemble... Des utopistes, cracha-t-il. Leur super trio de mes deux, ben ils sont comme tout le monde. Et en parlant d'eux, je sais pas si t'es au courant ou si je te l'avais pas déjà dit mais Potter est auror, Weasley vend des gadgets bas-de-gamme dans sa boutique minable de farces et attrapes avec son frère, et Granger bosse pour défendre les elfes au ministère. Prévisible tout ça hein...

Pansy l'avait écouté avec attention, un sourire moqueur grandissant sur ses lèvres. Sa concentration s'interrompait le temps d'un ricanement ou d'une approbation. Qu'est-ce qu'elle avait pu trouver Granger stupide derrière ses grands airs de Miss-Je-Sais-Tout ! Elle s'apprêtait d'ailleurs à lâcher une remarque à son sujet mais Drago enchaîna avec un sourire qui en disait assez long pour ne pas rassurer la jeune femme :

- Mais attends... Y'en a un qui aurait pu avoir le privilège de mieux te connaître ?! Ca veut dire quoi ça...

Il ne manquait que ça...  Voilà qu'il revenait sur ses propos et ne s'attardait pas une seconde sur lui même. Elle avait eut raison de se méfier de ce sourire là qui ne présageait rien de bon.

- Tu veux dire que la grande Pansy Parkinson a failli céder son petit coeur meurtri à un Londubat de substitution et s'est ravisée ?!


La brune n'avait plus aucune chance de s'en sortir à présent. Qu'elle idée avait-elle eut d'éveiller la curiosité d'un Malefoy ? Ce devait être le rhum qui commençait à faire effet. Pourtant elle tenait bien l'alcool habituellement ; sûrement n'était elle plus habituée aux boissons écossaises... Et voilà que la serveuse revenait avec du ravitaillement... Elle aurait décidément du se taire !

- Drago... soupira-t-elle d'un ton las. Puisque je te dis qu'il n'y a rien eut de très sérieux, pourquoi s'attarder sur un détail ?

Elle détourna le regard de celui de son compagnon, et observa la serveuse poser son verre sur la table. Elle savait qu'elle n'avait aucune crédibilité et qu'elle ne pourrait rien lui cacher. Pourtant, même si lui raconter cette histoire ne la dérangeait pas le moins du monde, il y avait un détail qu'elle ne pouvait lui révéler.

- Très bien, maugréa-t-elle. Il s'appelait Noah. C'était un sang pur de la famille Thickey. On s'est rencontré un soir au restaurant avec des amis. Il m'a de suite tapé dans l’œil. Il avait un air assez sûr de lui, sans pour autant paraître méprisant. Il m'a proposé que l'on se retrouve dans un parc le lendemain, j'ai hésité entre le faire attendre ou accepter directement. J'ai choisi la deuxième option, parce que premièrement je n'avais pas envie de me prendre la tête et ensuite j'avais hâte de savoir un peu plus à qui j'avais affaire. On s'est donc retrouvé et il s'avérait très gentil, amusant et compréhensif. Mais il était bien trop curieux à mon goût. Je lui ai sorti le discours classique comme quoi j'avais étudié à Poudlard et que ça avait toujours été un rêve pour moi de venir vivre ma vie à Montréal une fois les études finies, mais il en voulait toujours plus. Il voulait tout savoir de moi, me harcelait de milliers de questions à la fois et je suis vite arrivée à saturation. Tu sais bien le temps qu'il me faut avant que je dise ne serait-ce que le nom de mon chat pendant que nous étions à l'école.

La brune marqua une pause, réfléchissant à la manière dont elle allait formuler la suite des événements. Elle ne voulait pas trop s'attarder sur les détails, qu'est-ce que Drago pouvait en avoir à faire de la couleur de ses cheveux ou encore du bleu de ses yeux ?

- Enfin, un jour j'ai eu le malheur de ne pas la cacher, reprit-elle en désignant son bras gauche avec négligence. Je te raconte pas l'histoire que ça a fait... Une réaction totalement puérile alors que là-bas, ils ne savent rien. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai pu dégager rapidement Noah de ma vie. Il m'a sorti tout un tas de propos sans queue ni tête comme quoi la marque ne signifiait rien, et il renchaînait en tentant de me flatter de toutes les manières possibles, alors que tout ce que je souhaitais à l'instant même était qu'il s'en aille loin et qu'il me laisse seule. J'ai fini par clairement lui faire comprendre que j'en avais assez et que je ne voulais plus entendre sa voix exaspérante, surtout si c'était pour parler de choses dont il n'avait eut qu'un vague écho ou encore de juger en général des gens dont il ne connaissait seulement l'histoire diffusée par la presse.

Pansy reprenait son souffle après cette tirade indignée. Elle avait clairement résumé la situation malgré qu'elle ait omis le fait que les fameux gens jugés par Noah n'étaient autres que Drago et sa famille. Elle ne pouvait pas dire à son ami que cet imbécile avait craché sur leur dos seulement après avoir lu des idioties dans les journaux. La Serpentard ne savait pas encore où en était le blond dans sa cicatrisation de la guerre, mais elle savait bien que dire des choses pareilles allaient grandement l'affecter, même s'il ne montrerait rien. Aussi, s'il aurait été fier d'apprendre qu'elle avait mis son poing dans la figure de Noah après qu'il ait insulté son meilleur ami, elle ne prendrait jamais le risque de réveiller ses démons et d'ainsi gâcher le pur moment de bonheur qu'étaient leurs retrouvailles.
Elle prit quelques secondes à retrouver son calme habituel, aidée au passage d'une petite gorgée de son verre fraîchement remplit, et c'est tout sourire qu'elle interrogea son ami :

- Bien, maintenant trêve de conversation à mon sujet. Parlons de toi. Tu ne détourneras pas la situation à chaque fois ! Dis moi ce que tu deviens ?

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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Ven 29 Déc - 17:36

La lumière intacte d'un sourire trop rare

ft. Pansy Parkinson

- Drago... Puisque je te dis qu'il n'y a rien eut de très sérieux, pourquoi s'attarder sur un détail ?

Parce qu'il voulait l'embêter, pardi ! Et s'il pouvait en prime lui sortir les vers du nez, c'était tout bénef. Il tenta de le lui faire comprendre en un regard à la fois taquin et persistant.

- Très bien, capitula-t-elle. Il s'appelait Noah. C'était un sang pur de la famille Thickey. On s'est rencontré un soir au restaurant avec des amis. Il m'a de suite tapé dans l’œil. Il avait un air assez sûr de lui, sans pour autant paraître méprisant.

Jusque là tout allait bien. Rien ne le choquait.

- Il m'a proposé que l'on se retrouve dans un parc le lendemain, j'ai hésité entre le faire attendre ou accepter directement. J'ai choisi la deuxième option, parce que premièrement je n'avais pas envie de me prendre la tête et ensuite j'avais hâte de savoir un peu plus à qui j'avais affaire. On s'est donc retrouvé et il s'avérait très gentil, amusant et compréhensif...

Ben dis-donc, que Pansy trouve un garçon "gentil, amusant et compréhensif" sans le prendre pour un crétin, c'était déjà tout un monde ! Il ne disait rien mais n'en pensait pas moins. Ma petite Pansy qui s'ouvre au monde, on aura tout vu, se disait-il le rictus rieur.

- ...Mais il était bien trop curieux à mon goût. Je lui ai sorti le discours classique comme quoi j'avais étudié à Poudlard et que ça avait toujours été un rêve pour moi de venir vivre ma vie à Montréal une fois les études finies, mais il en voulait toujours plus. Il voulait tout savoir de moi, me harcelait de milliers de questions à la fois et je suis vite arrivée à saturation. Tu sais bien le temps qu'il me faut avant que je dise ne serait-ce que le nom de mon chat pendant que nous étions à l'école.

Ah ! Là il la retrouvait un peu mieux ! Pour peu qu'on s'intéresse véritablement à elle, la brune fatale retrouvait son naturel. Il avait toujours interprété cela comme un dégoût de l'intrusion. Beaucoup se mêlaient de ce qui ne les regardait pas et chercher à les connaître d'une manière intime était rédhibitoire la plupart du temps. Enfin, pour lui ça l'était.

- Je vois, acquiesça-t-il complice.

- Enfin, un jour j'ai eu le malheur de ne pas la cacher, reprit-elle en désignant l'endroit de sa marque indélébile. Je te raconte pas l'histoire que ça a fait... Une réaction totalement puérile alors que là-bas, ils ne savent rien. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai pu dégager rapidement Noah de ma vie. Il m'a sorti tout un tas de propos sans queue ni tête comme quoi la marque ne signifiait rien, et il renchaînait en tentant de me flatter de toutes les manières possibles, alors que tout ce que je souhaitais à l'instant même était qu'il s'en aille loin et qu'il me laisse seule. J'ai fini par clairement lui faire comprendre que j'en avais assez et que je ne voulais plus entendre sa voix exaspérante, surtout si c'était pour parler de choses dont il n'avait eut qu'un vague écho ou encore de juger en général des gens dont il ne connaissait seulement l'histoire diffusée par la presse.

- Oui, il a voulu s'imposer dans ta vie sans la comprendre quoi. Tout le monde se croit tellement bien placé pour donner son avis sur un truc qu'ils n'ont pas vécu, cracha-t-il.

Cette attitude qu'avaient les autres était tellement exaspérante... Et après on s'étonnait que Pansy et ses semblables dressent des barrières. C'était interprété comme du mépris - pas totalement à tort - mais au fond, c'était une manière de se préserver. En définitive, la haine ne venait pas toujours de leur bord. Ironie du sort.

- Bien, maintenant trêve de conversation à mon sujet. Parlons de toi. Tu ne détourneras pas la situation à chaque fois ! Dis moi ce que tu deviens ?

- Un homme parfait, répondit-il avec un naturel désarmant avant de retrouver son premier degré. A ton avis ? Il était d'humeur à jouer aux devinettes. Avec Blaise t'es sûrement celle qui me connait le mieux. Pense à ce que j'aimais faire à Poudlard et là où j'étais doué. Bon. Je te l'accorde, j'étais doué à peu près partout parce que d'une manière générale je suis une personne exceptionnelle et de grande qualité, se vanta-t-il outrageusement en en faisant dix caisses, mais y'avait une ou deux matières qui dénotaient un peu. Ben tu l'as dans le mille: j'en ai fait mon métier.

Après tant d'indices, la brune trouverait sans peine que son occupation principale était d'inventer des potions et de les revendre aux apothicaires du coin, c'était certain.

- Oui je suis alchimiste, affirma-t-il en hochant la tête. Mon affaire se porte bien. Pour l'instant je vise une clientèle assez jeune, à la fois fêtarde et ambitieuse. Ma dernière trouvaille c'est l'alco-tempérant, une potion pour dessoûler un peu si un crétin ne se fixe pas de limites et enchaîne les verres pendant une soirée importante. Faudrait pas qu'il se ridiculise auprès d'éventuels investisseurs... Enfin tu me connais je vois les choses en grand. Je compte élargir ma clientèle et d'ici quelques années, avoir mon usine, mes employés, un laboratoire plus grand, et un vrai business. Mon but est de devenir leader sur le marché pharmaceutique en fait, et tu sais que j'y arriverai, termina-t-il en dévoilant toutes ses dents.

- A part ça, reprit-il, j'ai gardé contact avec Blaise, évidemment, mais les autres... Pas vraiment en fait.

Après la guerre, tout le monde avait voulu changer d'air comme pour s'inventer une nouvelle vie et repartir sur une ardoise vierge. Les relations s'étaient délitées, et de son côté Drago n'avait pas tenu à maintenir le semblant de lien qui les unissait tant l'ombre du passé planait au dessus de leurs rares entrevues.

- T'as dû entendre parler de mes corvées de galas au ministère ? T'as échappé à ça toi, railla-t-il, persuadé qu'elle s'en donnerait à coeur joie pour se moquer.

Que Drago se fasse le porte-parole d'événements de charité pour se racheter une morale était un comble, et sa main à couper que ça ne manquerait pas de la faire rire.

- Ils sont tous dépassés avec ce gars du Nord, là, lâcha-t-il avec amertume. Impossible que tu sois passée à côté. Y'a même une née-moldue qui est morte, et tout le monde pense que c'est lié.

Evoquer ce sujet plus grave lui permettrait peut-être de parler des étranges parchemins que sa mère recevait. Et éventuellement de son père. C'était pas super comme thème de retrouvailles mais c'était important, et à part Pansy, à qui pouvait-il en parler ?


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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Sam 30 Déc - 19:15

- Un homme parfait, répondit-il du tac au tac. A ton avis ? Avec Blaise t'es sûrement celle qui me connait le mieux. Pense à ce que j'aimais faire à Poudlard et là où j'étais doué. Bon. Je te l'accorde, j'étais doué à peu près partout parce que d'une manière générale je suis une personne exceptionnelle et de grande qualité.

Pansy faussement impressionnée, le regardait avec une grande admiration feinte, se moquant clairement de sa vanité légendaire. Décidément, son cher Drago n'avait pas changé et elle ne savait pas si son sourire était plutôt dût à de la moquerie ou à du ravissement.

- Mais y'avait une ou deux matières qui dénotaient un peu, rajouta-t-il. Ben tu l'as dans le mille: j'en ai fait mon métier.

- Voyons... Te prendrais-tu pour Lockhart ? Ecrivant tes exploits dans des livres aux reliures d'or ?

Elle lui offrit son plus beau sourire taquin avant de reprendre plus sérieusement :

- Non, en vrai, tu bosses dans les potions maintenant ? J'imagine que tu t'es lancé dans ta propre fabrication, toi qui est « une personne exceptionnelle et de grande qualité ».

La brune reprenait volontairement ses mots pour le taquiner. Pourtant, il était vrai qu'à Poudlard, le Serpentard avait toujours été un maître des potions et Pansy venait souvent lui demander de l'aide lorsqu'elle ne comprenait pas bien le fonctionnement d'une d'entre elles. Elle se souvenait de lui petit, déjà au dessus de son chaudron, imaginant tous les effets que l'on pouvait rajouter à une solution pour la faire évoluer.

- Oui je suis alchimiste, affirma-t-il en hochant la tête. Mon affaire se porte bien. Pour l'instant je vise une clientèle assez jeune, à la fois fêtarde et ambitieuse. Ma dernière trouvaille c'est l'alco-tempérant, une potion pour dessoûler un peu si un crétin ne se fixe pas de limites et enchaîne les verres pendant une soirée importante. Faudrait pas qu'il se ridiculise auprès d'éventuels investisseurs...

La sorcière était épatée mais évita de le montrer : mieux valait ne pas trop flatter un Malefoy. Elle avait cependant toujours su qu'il avait un talent dans ce domaine et était très fière de lui.

- Enfin tu me connais je vois les choses en grand. Je compte élargir ma clientèle et d'ici quelques années, avoir mon usine, mes employés, un laboratoire plus grand, et un vrai business. Mon but est de devenir leader sur le marché pharmaceutique en fait, et tu sais que j'y arriverai.

Bien sûr qu'elle le savait ! Elle croyait en lui dur comme fer. Mais face à son surplus de confiance en lui, elle se contenta de répondre :

- Quelle ambition digne d'un Serpentard ! Je suis vraiment contente que t'aies trouver un projet qui te tienne à cœur comme ça. Et je te soutiendrai toujours, tu le sais bien !

Elle lui fit part de son plus grand sourire et Merlin savait à quel point elle était sincère : elle serait toujours là pour son blondinet.

- A part ça, reprit-il, j'ai gardé contact avec Blaise, évidemment, mais les autres... Pas vraiment en fait. 

Ça n'étonna pas la fille Parkinson. A Poudlard, ils restaient souvent tous les trois ; ils étaient le grand trio de Serpentard, peut-être pas aussi légendaire que le trio de Gryffondor, mais tout autant soudé. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu Blaise et il fallait absolument qu'ils organisent une sortie tous les trois, comme au bon vieux temps.

- T'as dû entendre parler de mes corvées de galas au ministère ? T'as échappé à ça toi.

La jeune femme ricana. En effet, elle y avait échappé... Elle ne savait pas trop comment d'ailleurs. Peu de gens connaissaient son implication du côté des mangemorts, mais même lorsque certains ont commencé à la pointer du doigt, elle n'avait pas été convoquée au Magenmagot. Peut-être car les preuves étaient trop maigres et le nombre de coupables à juger trop important... Pourtant, elle n'a jamais nié, et même si elle s'en voulait d'avoir fait certains choix, elle les assumait du mieux qu'elle pouvait.

- Effectivement, je suis au courant. J'espère que tu fais bien ton travail et que chaque année tu organises un petit quelque chose pour l'anniversaire de Granger, se moqua-t-elle ouvertement. Notre honorable héroïne de guerre...

Pansy fit la grimace. Elle avait toujours méprisé Granger et c'était réciproque. Ce n'était pas une question de pureté de sang, non, et tant bien même si ça avait été le cas au début, cette aversion était surtout due à son air de Miss-Je-Sais-Tout, à sa voix, son visage, ses cheveux... Surtout ses cheveux...

- Ils sont tous dépassés avec ce gars du Nord, là, lâcha-t-il brusquement d'un ton aigre. Impossible que tu sois passée à côté. Y'a même une née-moldue qui est morte, et tout le monde pense que c'est lié.

Inconsciemment, ils en étaient arrivés à aborder un sujet plus sérieux. Ça leur arrivait souvent. Et pour le coup cela tombait bien, car Pansy avait bien envie d'avoir son avis sur la question.

- Oui j'en ai vaguement entendu parlé... Il faut que je me renseigne d'ailleurs. D'ailleurs aujourd'hui, j'ai eu mon poste en tant que reporter pour la Gazette ! Donc je vais forcément devoir enquêter sur cette histoire... Il vaut mieux pour ces imbéciles du Ministère qu'ils ne songent pas une seconde à me tenir en laisse. J'écrirai ce que je juge bon d'être lu, peut importe si leur petit monde utopiste en prend un coup. Ils n'ont qu'à mieux gérer leurs affaires et je ne compte pas mâcher mes mots pour leur bon plaisir ! Et qu'on ne me mette pas dans le même sac que ces stupides journalistes qui critiquent des détails de la vie à tout va, dans des articles puérils. Moi, je compte bien faire du concret !

La brune avait entendu suffisamment de bêtises au sujet des différents camps lors de la Seconde Guerre pour être remontée contre les membres de la Gazette. Elle savait que tout avait été dicté pour ne pas semer la pagaille et qu'après la guerre, les ex-mangemorts ont été rabaissés pour satisfaire l'opinion public. Mais qu'en était-il de l'opinion des principaux concernés ? Elles détestait cette catégorie là de journalistes et s'efforcerait de ne pas leur ressembler. Un petit côté rebelle venant de sa part ? Non... Juste son petit côté Serpentard.

- Donc tu me dis que tout le monde pense que cette histoire de née-moldue est liée à ce fameux Gustav. G ? Et toi, t'en penses quoi de toute cette histoire ?

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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Mer 3 Jan - 3:25

La lumière intacte d'un sourire trop rare

ft. Pansy Parkinson

Sa belle brune avait ricané à plusieurs reprises. Il n'en attendait pas moins... Lorsqu'il lui parla de ses corvées de gala, elle remit le couvert.

- Effectivement, je suis au courant. J'espère que tu fais bien ton travail et que chaque année tu organises un petit quelque chose pour l'anniversaire de Granger. Notre honorable héroïne de guerre...

Il retroussa ses narines dans une moue de dégoût. Granger... Elle devait bien se gausser oui ! Tu parles d'une justice... Et quand il embraya sur le Russe, Pansy répondit par la positive.

- Oui j'en ai vaguement entendu parlé... Il faut que je me renseigne d'ailleurs. D'ailleurs aujourd'hui, j'ai eu mon poste en tant que reporter pour la Gazette !

Malgré sa mine figée, ses yeux délivrèrent une agréable stupeur tandis qu'il l'écoutait.

- ...Donc je vais forcément devoir enquêter sur cette histoire... Il vaut mieux pour ces imbéciles du Ministère qu'ils ne songent pas une seconde à me tenir en laisse. J'écrirai ce que je juge bon d'être lu, peut importe si leur petit monde utopiste en prend un coup. Ils n'ont qu'à mieux gérer leurs affaires et je ne compte pas mâcher mes mots pour leur bon plaisir ! Et qu'on ne me mette pas dans le même sac que ces stupides journalistes qui critiquent des détails de la vie à tout va, dans des articles puérils. Moi, je compte bien faire du concret !

Ah ! Il la retrouvait bien là, sa petite Pansy contestataire ! Son discours enragé lui décrocha un sourire à la fois fier et amusé.

- Tu me rassures... Enfin, bravo, se reprit-il plus enjoué, journaliste à la Gazette ça a son cachet, mais je ne doutais pas une seconde de tes capacités.

Après tout Pansy était une fille intelligente, ambitieuse, et très douée de la plume, et ce depuis toujours. Pourtant, quelque chose était surprenant dans son choix.

- C'est juste que, il dévia un instant ses globes anthracites sur le côté comme s'il cherchait ses mots, comme tu dis la Gazette c'est très cadré. Je crois qu'on peut pas tout dire, sauf si ça va dans le sens du ministère. Et j'ai la vague impression que toi, c'est pas ton ambition de devenir le porte-paroles de ces gars-là. Il focalisa de nouveau son attention sur sa peau laiteuse et esquissa un fin sourire diabolique. Du coup t'as intérêt à remuer le cul de ces vieilles peaux trop droites dans leurs tailleurs à 3 noises, mais pour ça non plus je m'en fais pas trop. Tu vas nous changer la Gazette. Au pire, tu soudoieras ton patron... Il résistera pas bien longtemps telle que je te connais. Bon ! frappa-t-il du poing sur la table, on peut pas faire autrement que fêter ça.

Il héla la serveuse et lui commanda une bouteille de son meilleur champagne. Aux Trois Balais il n'espérait pas les bulles les plus fines du monde, mais il fallait bien marquer le coup d'une manière ou d'une autre...

Fait autrement étonnant, enfin pas tant que ça considérant le fait que la belle était rentrée il y a peu, elle ignorait en quoi le meurtre de Cattermole était lié à ce type Russe à la mode.

- Donc tu me dis que tout le monde pense que cette histoire de née-moldue est liée à ce fameux Gustav. G ? Et toi, t'en penses quoi de toute cette histoire ?

Il nota que, tout comme lui, elle avait employé l'expression "née-moldue" et non "sang-de-bourbe", comme si cette insulte n'avait plus de sens... Il avait transféré sa haine ailleurs. Elle était devenue plus large, plus sourde, plus glaçante. Etait-ce aussi le cas de son amie ? Ou son changement d'expression n'était qu'une manifestation d'un apaisement nouvellement retrouvé et assumé ? Il ne chercha pas à démystifier cet état de fait.

Et bonne question, tiens. Qu'en pensait-il de tout ça ? C'était le moment tout indiqué pour tout déballer... Les parchemin que recevaient sa mère, la pression qu'on lui mettait au ministère, les regards curieux dans les couloirs, le parchemin (ou canular) qu'il avait reçu d'un potentiel disciple du nouveau conquérant de l'Est... Drago fixa la table, sourcils froncés, particulièrement concentré sur ses prochains mots. Il se mordit un bref instant l'intérieur des joues et bascula ses yeux d'acier vers sa plus vieille amie.

- Je crois que ça a un lien avec mon père, avoua-t-il. Il s'étala davantage sur la table en posture de confident, mains jointes, et emprisonna le champ de vision de Pansy pour plus de discrétion, l'air bien grave. Il parait qu'on a trouvé un parchemin sur le corps de Cattermole et que ce parchemin s'est évaporé dans une flamme verte. Je ne sais pas ce qu'il y avait d'écrit dessus ou si c'est vrai, mais c'est ce qui se dit dans la rue parce que l'info aurait fuitée depuis les bureaux du ministère. Tu crois que Shacklebolt en aurait parlé au gala cet été ? Même pas. Depuis cette histoire, ma mère reçoit des parchemins bizarres, souvent le matin. C'est assez irrégulier... Parfois c'est un tous les jours pendant trois jours, parfois un par semaine, parfois un par mois... C'est pas vraiment des menaces mais ça y ressemble. Le type écrit qu'il pense à elle, qu'il l'a vue aller au marché tel jour, qu'il aimait bien telle robe qu'elle portait, ce genre de choses... Depuis juin, donc depuis la date de l'assassinat, elle a dû en recevoir une dizaine. Sur 3 mois c'est pas incroyable mais c'est quand même alarmant. Pourtant elle, elle prend la chose avec sérénité. Je la comprends pas... Le truc encore plus bizarre, c'est qu'on dirait vraiment l'écriture de mon père, mais y'a un truc un peu différent, je sais pas.

Il marqua une pause, luttant pour rester impassible malgré la lueur d'inquiétude dans ses yeux gris. La graphologie n'était pas son fort de toute façon. Il n'avait plus revu Lucius depuis que sa mère l'avait réveillé un soir de l'été 1998, alors que la joyeuse famille était en cavale après la bataille de Poudlard. Ce soir là, elle avait pris la décision d'abandonner Lucius pour se rendre avec son fils au Magenmagot. Sans cette décision fatidique, ils n'auraient pas pu s'en sortir, et Drago n'aurait pas pu avoir une vie à peu près normale. Ils avaient sacrifié le patriarche pour vivre leur vie, et depuis ils avaient été sans nouvelle. Tout ça, il n'en avait parlé à personne, et s'il y avait bien une personne de confiance c'était Pansy. D'ailleurs ça lui faisait un bien fou de pouvoir vider son sac. Tout ça commençait sérieusement à le peser.

- Et tu l'as dans le mille, ces parchemins qu'elle reçoit ils s'auto-détruisent dans une flamme verte quelques minutes après avoir été lus. C'est le même sortilège que le parchemin de la rumeur. J'ai dit à ma mère de prévenir les aurors même si je tiens pas spécialement à les côtoyer, parce que tout ça c'est peut-être dangereux. Au début j'ai pensé à une blague... T'imagines pas combien de petits cons ont cru judicieux de venir lancer des citrouilles sur les murs du manoir... Enfin heureusement ça s'est vite calmé. Elle, elle est persuadée que c'est lui et elle l'attend de pied ferme pour régler ses comptes. Elle dit qu'elle attend que ça qu'il ait le cran de se pointer devant sa porte... Et bien-sûr elle veut pas mêler le ministère à nos histoires de famille, mais après tout ce qu'il s'est passé, je sais pas du tout quoi en penser. Si c'est mon père il est pas dans son état normal. Ca lui ressemble pas tout ça, ou alors il a pété les plombs... Et après ce qu'on lui a fait je ne sais pas comment il réagirait, mais certainement pas comme ça...

Il n'avait pas exactement répondu à son interrogation de base mais l'avait mise au parfum d'une information autrement plus croustillante. Et encore, il ne lui avait pas encore parlé de la mystérieuse lettre que lui-même avait reçue...

La bombe était lâchée. Drago avait omis une information capitale au ministère de la magie, et désormais quelqu'un était au courant. Il faisait ainsi de Pansy sa complice.

La serveuse profita de ce moment pour débarquer avec deux coupes et, comme le blond l'avait partiellement deviné, un sceau de glaces renfermant une bouteille de champagne tout juste passable qu'elle posa sur un coin de leur table. Il la toisa un instant de tout son dédain... C'était exotique !

- Je t'emmènerai ailleurs un de ces soirs, qu'on fête ta promotion plus dignement, lança-t-il à son amie.

Cet intermède avait au moins le mérite de dédramatiser le sujet plombant qu'il avait mis sur le tapis. Il trinqua avec elle et savoura difficilement sa première gorgée. Médiocre. Puis il la regarda avec tout plein de malice.

- Peut-être que je ne devrais pas dire tout ça à une journaliste de la Gazette, tu sais ce qu'on dit... Elles sont toutes comme Skeeter.

Clairement, il cherchait à la provoquer en titillant son intégrité. En réalité, pas une seconde il ne doutait de sa Pansy...


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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Sam 6 Jan - 1:12

La lumière intacte d'un sourire trop rare

Ft. Drago Malefoy
Le blond se pencha vers elle, comme s'il s'apprêtait à lui révéler un secret si terrible qui, entendu par des oreilles indiscrètes, pourrait entraîner la fin d'un monde. Pansy se pencha donc à son tour, permettant ainsi à son camarade de parler aussi bas qu'il le souhaitait, et plongea son regard dans ses yeux anthracites.

- Je crois que ça a un lien avec mon père, asséna-t-il d'une voix sombre.

La brune fronça les sourcils. Dans quel pétrin le père Malefoy s'était-il encore fourré ? Elle s'apprêtait à le couper pour en savoir plus mais le Serpentard était lancé :

- Il parait qu'on a trouvé un parchemin sur le corps de Cattermole et que ce parchemin s'est évaporé dans une flamme verte. Je ne sais pas ce qu'il y avait d'écrit dessus ou si c'est vrai, mais c'est ce qui se dit dans la rue parce que l'info aurait fuitée depuis les bureaux du ministère. Tu crois que Shacklebolt en aurait parlé au gala cet été ? Même pas.
   

Elle leva les yeux aux ciel. Cela faisait longtemps que les omissions du ministère ne la surprenaient plus. Mieux valait faire ses enquêtes seul si on voulait être au courant des événements.

- Depuis cette histoire, ma mère reçoit des parchemins bizarres, souvent le matin. C'est assez irrégulier... Parfois c'est un tous les jours pendant trois jours, parfois un par semaine, parfois un par mois... C'est pas vraiment des menaces mais ça y ressemble. Le type écrit qu'il pense à elle, qu'il l'a vue aller au marché tel jour, qu'il aimait bien telle robe qu'elle portait, ce genre de choses... Depuis juin, donc depuis la date de l'assassinat, elle a dû en recevoir une dizaine. Sur 3 mois c'est pas incroyable mais c'est quand même alarmant.

Pansy, les yeux gros comme des soucoupes, n'en croyait pas ses oreilles. Qui donc pourrait être à l'origine de ça ?! Ces fameuses lettres avaient un côté pervers qui dégoûtait la brunette. Madame Malefoy était une femme noble, qu'elle avait toujours admirée, et l'idée qu'elle se fasse harceler ainsi l'offusquait.

- Pourtant elle, continua le blond, elle prend la chose avec sérénité. Je la comprends pas... Le truc encore plus bizarre, c'est qu'on dirait vraiment l'écriture de mon père, mais y'a un truc un peu différent, je sais pas.

Cela n'étonna pas la Parkinson. S'il y a bien une chose qui l'avait toujours laissée pantoise face à Narcissa Malefoy, c'était sa capacité à affronter toutes circonstances dans le plus grand des calmes. Tandis que le blond marquait une pause, elle nota son air inquiet qui était compréhensible dans cette étrange situation loin d'être rassurante. Maintenant que son père n'était plus là, il devait éprouver le besoin continuel de protéger sa mère, et il était clair qu'il était dépassé par les événements. Ne sachant pas vraiment quoi lui répondre, elle se contenta de poser un court instant sa main sur la sienne pour lui transmettre tout son courage. Accompagnant son geste d'un regard mêlant soutien et détermination, elle l'intima à poursuivre, cessant son contact dès qu'il reprit la parole :

- Et tu l'as dans le mille, ces parchemins qu'elle reçoit ils s'auto-détruisent dans une flamme verte quelques minutes après avoir été lus. C'est le même sortilège que le parchemin de la rumeur. J'ai dit à ma mère de prévenir les aurors même si je tiens pas spécialement à les côtoyer, parce que tout ça c'est peut-être dangereux. Au début j'ai pensé à une blague... T'imagines pas combien de petits cons ont cru judicieux de venir lancer des citrouilles sur les murs du manoir... Enfin heureusement ça s'est vite calmé. Elle, elle est persuadée que c'est lui et elle l'attend de pied ferme pour régler ses comptes. Elle dit qu'elle attend que ça qu'il ait le cran de se pointer devant sa porte... Et bien-sûr elle veut pas mêler le ministère à nos histoires de famille, mais après tout ce qu'il s'est passé, je sais pas du tout quoi en penser. Si c'est mon père il est pas dans son état normal. Ca lui ressemble pas tout ça, ou alors il a pété les plombs... Et après ce qu'on lui a fait je ne sais pas comment il réagirait, mais certainement pas comme ça...

Elle l'écouta avec attention, l'air grave, hochant la tête à plusieurs reprises. Cette histoire était vraiment bizarre, c'est vrai. Elle comprenait que Madame Malefoy ne veuille pas en parler aux aurors : même si elle avait quitté Lucius, il demeurait son mari et Pansy se doutait bien qu'elle ne voulait pas prendre le risque de lui attirer des ennuis. Mais tout de même, et si la situation empirait ? Il fallait qu'ils trouvent une solution et vite ! Mais laquelle ?
La serveuse surgit soudainement avec leur commande, coupant court à ses réflexions. Alors que la brune observait d'un air douteux l'étiquette sur la bouteille de champagne, Drago lui lança :

- Je t'emmènerai ailleurs un de ces soirs, qu'on fête ta promotion plus dignement.


Pansy ricana tout en acquiesçant et nota du coin de l'oeil l'air mauvais que lui adressait la serveuse. Était-ce du à son mépris pour la bouteille ou par pure jalousie de sa complicité avec le beau blond ? Elle n'en savait rien. Ça ne l'empêcha pas de regarder la femme en haussant les sourcils, l'air de lui dire « un problème très chère ? » ce qui la fit disparaître hors de sa vue en un claquement de doigts. Elle reporta donc son attention sur son ami, trinquant avec lui, le sourire aux lèvres.

- Peut-être que je ne devrais pas dire tout ça à une journaliste de la Gazette, reprit le sorcier aux cheveux de platine. Tu sais ce qu'on dit... Elles sont toutes comme Skeeter.

- En voilà une bonne idée ! S'exclama-t-elle avec un grand sourire. Rappelle-moi de prendre une plume à papote lors notre prochaine rencontre ! Je ferais en sorte que tu fasses la une !

Heureusement, elle savait qu'il plaisantait et avait choisi de rentrer dans son jeu. S'il l'avait réellement comparée à Rita Skeeter, elle ne l'aurait pas bien pris du tout. A l'époque de Poudlard, la journaliste aimait bien la fille Parkinson, et c'était réciproque puisqu'elle l'avait mise en valeur dans son article où elle ridiculisait ses crétins de Gryffondor. Mais depuis la guerre, les choses avaient bien changé. Après avoir prit une seconde gorgée de son champagne – esquissant du mieux qu'elle put une grimace – elle revint sur les précédents mots moins joviaux de son compagnon :

- Pour en revenir à ce que tu me disais, fit-elle en baissant à son tour le volume de sa voix, c'est clair que c'est super bizarre... T'as raison, je vois mal ton père s'amuser à ce genre de choses mais en même temps, qui ça pourrait être d'autre ? T'as vraiment aucune idée ? Quelqu'un qui lui tournerait autour ces derniers temps, ou même qui lui tournait autour, qui sait ? Une vieille connaissance, pas très saine d'esprit visiblement...

Ses derniers mots ressemblaient à un faible grognement. Elle essayait mentalement de se mettre à la place de la mère Malefoy mais la situation la révulsait. C'était affreusement malsain.

- Après, poursuivit-elle, c'est compréhensible qu'elle ne veuille pas en parler au ministère. Elle veut protéger sa famille, et parler de quoi que ce soit reviendrait à vous livrer sur un plateau d'argent et devenir le nouveau bouc émissaire... D'ailleurs, qui d'autre est au courant de tout ça ? Tu sais bien que je n'en parlerai à personne Drago et d'ailleurs tu peux être certain que jamais un de mes articles ne mentionnera votre nom. Tu peux me faire confiance. Mais ici, les rumeurs sont vites lancées... Si vous alertez les aurors, vous prenez le risque que toute cette histoire finisse dans les journaux. Mais si vous ne les avertissez pas et que la situation dégénère, il faudra bien faire quelque chose ! En tout cas, si vous avez besoin du moindre petit coup de pouce ta mère ou toi, vous savez que vous pouvez compter sur moi ! En plus, ça fait vraiment longtemps que je ne l'ai pas vue. Si jamais l'occasion se présente, je serais super contente de la revoir !
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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Dim 7 Jan - 2:16

La lumière intacte d'un sourire trop rare

ft. Pansy Parkinson

Pansy l'avait encouragé à la confession d'une simple pression de sa main sur la sienne. La brune avait toujours su lui parler sans s'aider de mots superflus, et cela n'avait pas changé. Sa grimace lui indiqua qu'elle non plus ne se régalait pas du contenu de sa coupe, et heureusement ! Le contraire aurait été étonnant, voire condamnable. Ce n'était pas son amie pour rien...

- Pour en revenir à ce que tu me disais, reprit-elle à voix basse, c'est clair que c'est super bizarre... T'as raison, je vois mal ton père s'amuser à ce genre de choses mais en même temps, qui ça pourrait être d'autre ? T'as vraiment aucune idée ? Quelqu'un qui lui tournerait autour ces derniers temps, ou même qui lui tournait autour, qui sait ? Une vieille connaissance, pas très saine d'esprit visiblement...

Il avait effectivement reçu une curieuse lettre de la part d'un anonyme qui se revendiquait plus ou moins comme un aspirant de Gustav G, et le messager des parchemins envoyés à sa mère. Il affirmait carrément connaître Lucius et oeuvrer avec lui pour une cause plus grande...

- Après c'est compréhensible qu'elle ne veuille pas en parler au ministère. Elle veut protéger sa famille, et parler de quoi que ce soit reviendrait à vous livrer sur un plateau d'argent et devenir le nouveau bouc émissaire...

Le blond énigmatique hochait doucement la tête à mesure qu'elle parlait. Il y avait aussi pensé, et c'était précisément ce point qui l'avait embêté dans l'équation. La menace était-elle suffisamment sérieuse pour alerter les sbires du ministère et ainsi mettre en péril la sérénité toute relative de leur quotidien ? Depuis l'absence de son père, il incarnait la figure du patriarche et s'était découvert un caractère protecteur envers sa génitrice. Avant cela, c'était Narcissa qui le protégeait, et il réalisait toute la pesanteur que représentait ce fardeau.

- Je leur dirai rien, se contenta-t-il de commenter plus déterminé que jamais.

- D'ailleurs, qui d'autre est au courant de tout ça ? Tu sais bien que je n'en parlerai à personne Drago et d'ailleurs tu peux être certain que jamais un de mes articles ne mentionnera votre nom. Tu peux me faire confiance...

Bien-sûr qu'il lui faisait confiance, quelle question... S'il en avait eu l'occasion, il lui aurait fait part de toute cette histoire dès le départ, mais voilà: Pansy n'était pas là.

- ...Mais ici, les rumeurs sont vites lancées... Si vous alertez les aurors, vous prenez le risque que toute cette histoire finisse dans les journaux. Mais si vous ne les avertissez pas et que la situation dégénère, il faudra bien faire quelque chose !

Même si au fil des années Drago avait su peaufiner son masque insensible pour calmer les élans sanguins qui le caractérisaient tant adolescent, il lui était bien difficile de dissimuler son trouble devant Pansy, l'une des rares à pouvoir lire les secrets sur son visage. Il serrait les dents si fort qu'on pouvait voir les muscles de sa mâchoire palpiter tandis qu'il fixait un point invisible derrière elle. Pensif, il cherchait une solution qui n'existait pas. Que pouvait-il faire à part attendre ou passer au manoir le plus souvent possible pour guetter l'arrivée d'un message malvenu ? Rien.

- En tout cas, si vous avez besoin du moindre petit coup de pouce ta mère ou toi, vous savez que vous pouvez compter sur moi ! En plus, ça fait vraiment longtemps que je ne l'ai pas vue. Si jamais l'occasion se présente, je serais super contente de la revoir !

- Tu rigoles ? Ma mère t'adore, elle me parle tout le temps de toi... T'as même pas besoin d'invitation pour passer la voir au manoir. Tu sais qu'à chaque fois qu'elle me voit avec une fille elle peut pas s'empêcher de la comparer à toi ?! Elle me rend fou avec ça. Quand je te dis qu'aucune ne t'arrive à la cheville...

Il pouffa en laissant échapper un sourire en coin puis retrouva bien vite son sérieux. Il fixait le vide abyssal de sa coupe, se demandant s'il serait judicieux pour son foie de la remplir, puis se sentit prêt à rebondir sur la précédente question de son amie d'enfance.

- J'ai reçu une lettre bizarre, lâcha-t-il en la fixant. On me parle de mon père entre autres choses, et le ton est globalement menaçant. Ca peut être une blague de mauvais goût de plus, mais ce qui est indéniable c'est que le gars qui l'a rédigée sait que ma mère reçoit ces trucs, mais je vais pas influencer ton point de vue. L'avis de la meilleure journaliste d'Angleterre ne serait pas de trop ouais... Le plus simple serait de te la montrer directement. D'ailleurs tu passes quand à mon atelier au chemin de Traverse ? Enfin, à la base c'est un grand appartement que j'ai aménagé avec un petit labo pour pouvoir bosser sur place. J'y passe tout mon temps quand je rends pas visite à ma mère au manoir alors...

Ces retrouvailles ne s'arrêteraient pas là. Ca non ! Et puis ça serait l'occasion d'en savoir encore plus sur les aventures de son amie. Il était certain d'avoir encore beaucoup de choses à apprendre.

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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Dim 7 Jan - 19:38

La lumière intacte d'un sourire trop rare

Ft. Drago Malefoy
- Tu rigoles ? Ma mère t'adore, elle me parle tout le temps de toi... T'as même pas besoin d'invitation pour passer la voir au manoir. Tu sais qu'à chaque fois qu'elle me voit avec une fille elle peut pas s'empêcher de la comparer à toi ?! Elle me rend fou avec ça. Quand je te dis qu'aucune ne t'arrive à la cheville...

La sorcière sourit de ravissement. Elle était si heureuse d'apprendre que Narcissa Malefoy ne l'avait pas oubliée, ces propos lui faisaient chaud au cœur.  C'était décidé, elle irait lui rendre visite dans les plus brefs délais ! Elle aurait tout de même bien aimé savoir ce qu'elle disait d'elle lorsqu'elle voyait les demoiselles de son fils, mais là n'était pas le sujet de la conversation et voyant son ami pensif, elle attendit sagement qu'il poursuive.

- J'ai reçu une lettre bizarre, déclara-t-il en reposant son regard sur elle. On me parle de mon père entre autres choses, et le ton est globalement menaçant. Ça peut être une blague de mauvais goût de plus, mais ce qui est indéniable c'est que le gars qui l'a rédigée sait que ma mère reçoit ces trucs, mais je vais pas influencer ton point de vue. L'avis de la meilleure journaliste d'Angleterre ne serait pas de trop ouais...

Elle le gratifia d'un petit sourire, flattée du compliment. Il était vrai que toute cette histoire devenait bien étrange et elle commençait à éprouver un terrible besoin de la tirer au clair.

- Le plus simple serait de te la montrer directement. D'ailleurs tu passes quand à mon atelier au chemin de Traverse ? Enfin, à la base c'est un grand appartement que j'ai aménagé avec un petit labo pour pouvoir bosser sur place. J'y passe tout mon temps quand je rends pas visite à ma mère au manoir alors...

- Oh oui ! s'exclama-t-elle. Il faut absolument que je vienne ! Je pourrais découvrir tous les petits secrets de la grande industrie Malefoy ! Et il faut que tu me montres cette fameuse lettre... C'est pas net du tout cette histoire. Il faudrait que je la compare avec celles de ta mère pour voir si on peut pas trouver un lien quelconque...


La brune jeta un œil dédaigneux à sa coupe de champagne dont le volume n'avait pas bien baissé depuis qu'on lui avait servit. Quelle idée de commander une bouteille dans un bar comme celui-ci... Heureusement, que la simple compagnie du fils Malefoy rattrapait bien le coup, ça lui faisait tellement plaisir de le revoir ! D'ailleurs, combien de temps cela faisait que...

- Par Merlin ! s'exclama-t-elle. Le temps passe toujours aussi vite quand on est tous les deux !

Elle se leva, saisissant son manteau et commençait à lui dire au revoir quand elle se souvint d'un détail. Elle glissa ses doigts dans sa poche et en sortit une petite boite verte qu'elle lui tendit :

- J'allais oublier ! C'est un petit souvenir de Montréal... C'est pas grand chose je sais, mais je me suis dite que tu serais content d'avoir ça chez toi ! En plus, ça te permettra de faire des économies...

A Montréal elle connaissait une sorcière gérant une boutique de plantes magiques et lorsqu'elle y avait mis les pieds pour la première fois, elle avait été émerveillée devant la diversité des végétaux tout aussi stupéfiants les uns que les autres. Immédiatement, elle avait songé à son ami trouvant toujours un moment pour savourer une pomme Granny Smith. Alors, après quelques renseignements, elle était ressortie du magasin avec une petite graine du dit arbuste ensorcelé, qui avait pour don de grandir rapidement et d'adapter sa taille en fonction de son environnement.

- Plante-la, elle ne demande pas beaucoup d'entretien. Tu verras bien ce que ça donnera !

Elle lui fit un clin d'oeil avant de le saluer et de quitter le bar, lançant un ultime regard hautain à la serveuse.
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Re: La lumière intacte d'un sourire trop rare   Lun 8 Jan - 23:35

La lumière intacte d'un sourire trop rare

ft. Pansy Parkinson

- Oh oui ! Il faut absolument que je vienne ! répondit-elle, réjouie à l'idée de mettre les pieds dans son antre. Je pourrais découvrir tous les petits secrets de la grande industrie Malefoy ! Et il faut que tu me montres cette fameuse lettre... C'est pas net du tout cette histoire. Il faudrait que je la compare avec celles de ta mère pour voir si on peut pas trouver un lien quelconque...

Oui... Sauf que les parchemins de sa mère s'étaient malheureusement désintégrés sous le charme d'un sortilège. Difficile de les comparer avec sa lettre dans ces conditions ! Pansy avait dû avoir une absence. La réaction qui suivit le conforta dans cette idée : la brune s'affaira comme si autre chose l'attendait.

- Par Merlin ! Le temps passe toujours aussi vite quand on est tous les deux !

Il n'avait même pas eu le temps de protester qu'elle sortit une petite boîte verte de sa poche.

- J'allais oublier ! C'est un petit souvenir de Montréal... C'est pas grand chose je sais, mais je me suis dite que tu serais content d'avoir ça chez toi ! En plus, ça te permettra de faire des économies... Plante-la, elle ne demande pas beaucoup d'entretien. Tu verras bien ce que ça donnera !

Elle lui fit un clin d'oeil, le salua, le quitta, et le laissa bêtement à sa table, petite boîte en main, à peine conscient d'avoir passé ce délicieux moment en sa compagnie. Est-ce que tout ça s'était réellement produit ? Pansy était-elle bien de retour ? Avait-il tout imaginé dans sa tête ? Non. Il y avait toujours cette petite boîte pour en témoigner. Il n'y aurait plus qu'à faire germer ses graines, et rappeler la journaliste au plus vite pour remettre ça de manière moins hâtive et superficielle.

Il ne réalisa qu'à ce moment là à quel point il s'était senti seul ces dernières années, mais c'était fini. Une certaine chaleur l'embaumait à nouveau, dans toute sa pudeur...


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