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Rien n'a changé   Sam 3 Fév - 13:44


Rien n'a changé

ft. Pansy Parkinson

Depuis quelques jours, Persei croisait un incroyable nombre de gens recherchés. C'était vraiment étrange. Chaque jour, elle voyait une tête qu'elle reconnaissait, grâce aux avis de recherches ou à ses connaissances. C'était curieux et la rousse se demandait pourquoi il y avait une telle concentration de gens recherchés dans l'Allée aux Embrumes. En sortant de chez une connaissance, quelqu'un lui rentra dedans.

- Triple buse, tu peux pas faire attention ? demanda-t-elle avec agressivité. D'ailleurs tu vas où comme ça ?

Elle avait attrapé le malotru par la capuche de sa cape. Elle ne le lâcherait pas avant d'avoir une réponse. Il essayait de se défaire de son emprise, et Persei était certaine qu'il ne lui faudrait pas beaucoup d'efforts pour qu'il fuit, alors elle se rapprocha de l'homme et tira sur la capuche pour qu'il arrête de gigoter. Son regard était noir, et même si elle n'était pas vraiment très grande, son autorité elle l'était.

- Réponds moi avant que je m'énerve... siffla-t-elle d'une voix doucereuse.

Pris de panique - ou ce qui semblait être de la panique, l'homme s'excusa et lui indiqua qu'il y avait une réunion de criminels. La sorcière haussa un sourcil. Voilà un événement surprenant. Elle relâcha le sorcier non sans le pousser avec brutalité et se fraya un chemin entre les criminels. Elle aussi irait assister à cet événement. De plus, cela serait pour elle l'occasion de redorer un peu le nom de sa famille qui était tombé en disgrâce.

Elle bouscula sans gêne et sans honte les gens. Certains l'insultèrent, d'autres se contentèrent de claquer leur langue. Elle arriva sur la place où la plupart des gens étaient réunis. Voilà bien longtemps qu'elle n'avait pas assisté à une telle réunion de criminels et de gens de l'ombre. Depuis le début de la guerre en 98 si elle ne se trompait pas. Elle nota quelques sorciers aux coins de la place, qui semblaient surveiller cet endroit. S'ils étaient aussi prudents qu'ils voulaient le paraître, il devait y avoir un sortilège intraçable pour protéger la place.

D'un sourire mesquin, elle regarda autour d'elle. Persei se sentait étrangement à sa place. Evidemment, elle se sentait supérieure à tous ces minables et piètres sorciers, mais elle ne se trompait pas. Ici, c'était l'endroit où elle devait se trouver. Peut-être qu'avec un peu de chance, elle trouverait d'anciens partisans de Voldemort. Peut-être qu'ensemble ils pourraient à nouveau renverser le pouvoir. Les idées affluaient dans son esprit, de la plus tordue à la plus sordide.

Son sourire était devenu amusé, elle voulait du pouvoir. Elle voulait revenir à la belle époque du règne de Voldemort. Elle tint son bras gauche, là où se trouvait la marque des ténèbres. Ces souvenirs étaient les meilleurs qu'elle avait. A mesure qu'elle avançait entre les sorciers, l'odeur de l'alcool devenait de plus en plus prenante. C'était une belle occasion pour s'enivrer un peu.

Elle prit elle aussi un verre de Whisky-pur-feu. La réunion semblait avoir commencé il y avait un moment déjà. Des criminels jonchaient près du stand à alcool, déjà ivres-morts. Cette vision était fortement amusante.

- Nous ne devrions pas être ici mes chers amis ! Nous devrions être là-bas, au dessus de tous !

Une femme scandait ces quelques mots. La rousse ne pu qu'approuver. Elle hocha la tête comme pour signifier son accord. D'autres sorciers proclamaient leur supériorité d'une autre manière, et Persei rejoignait leur avis. Elle aurait même rajouté une phrase sur les sang-de-bourbe, mais elle n'eut pas le temps de rajouter sa pensée qu'un sorcier attira l'attention de toute l'auditoire.

- Gustav G est le nouveau seigneur ! Hips... hurla un homme.

Ce dernier semblait mal en point à cause d'alcool, son discours était incertain, et ses arguments pathétiques. Persei claqua sa langue, qu'avait ce Gustav G d'aussi parfait ? Rien. C'était un homme politique qui se terrait loin de tous.

- Une nouvelle guerre arri-hips... arrive ! Rejoignez nous !

- Tss, comme si j'allais faire ça, marmonna avec dégoût Persei.

Elle allait rebrousser chemin, mais en se tournant, elle s'arrêta. En voilà un visage familier. La sorcière détailla sa voisine. Comment avait-elle fait pour ne pas la remarquer avant ? Elle lui offrit un sourire condescendant.

- Parkinson, commença-t-elle d'une voix mielleuse. Tu t'es perdue peut-être ? continua-t-elle sur un ton moqueur

Pansy Parkinson... Persei la détestait. C'était une haine physique, depuis Poudlard. Ce n'était absolument pas justifié, mais la rouquine s'en fichait royalement. Aussi, elle ignorait si c'était réciproque. Au final Persei ne s'était jamais intéressée à ce que sa camarade pensait d'elle. Elle trouvait simplement Pansy stupide, bonne qu'à être la groupie de son cousin et était une trouillarde en plus. Tout le monde savait qu'à la fin de la guerre, elle avait fui au Canada comme si elle voulait échapper à son passé. Elle croisa ses bras sur sa poitrine et détailla la brune.

Elle manquait toujours autant de classe. Et de prestance. C'était pas faute d'être née parmi une famille de sang-pur. Comme quoi la naissance ne faisait pas toujours tout.

- Si tu n'es pas perdue, qu'est-ce qui amène un faux-jeton comme toi par ici ?

Pour le peu que Persei connaissait Pansy - sept ans de vie commune à Poudlard oblige - elle savait pertinemment que sa venue ici était loin d'être anodine?





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Re: Rien n'a changé   Sam 10 Fév - 10:21

Rien n'a changé
Feat Persei Black
Dès son plus jeune âge, un grand homme avait enseigné à sa fille qu'une des plus grandes clés de la réussite était d'avoir des contacts. En passant de la boulangère du coin au grand aristocrate du manoir sur la colline, les relations étaient toujours d'une grande aide pour résoudre les continuels problèmes de la vie. C'était donc en suivant cette optique là que Pansy avait toujours fait en sorte de créer des liens pour être régulièrement informée du moindre événement, peu lui important d'apprécier ou non ses fournisseurs. Et voilà que la semaine dernière, son attention lors des leçons diplomatiques de son père avait porté ses fruits : ce soir, dans les sombres méandres de l'allée des Embrumes, une réunion allait avoir lieu.

Ce n'était pas un de ces solennels rendez-vous du ministère avec ses discours pompeux auquel elle se rendait ce soir. Non. Cette fois-là, pas de sorciers en tenues d'aristocrates qui venaient cirer les bottes du patron, assurer une bonne image dans la société magique et dissimuler par un masque trompeur toutes les infamies qu'ils portent secrètement en eux. Ici, pas d'idéologie en sucre sur un monde meilleur et débordant de paix. Non. Lorsqu'elle arrivera sur la place où devait se tenir l'événement, ce sera pour elle comme faire un pas dans son passé. Voire même y sauter à pieds joints. Car dans la foule, ils seraient presque tous là, ce qu'il reste de ses anciens camarades de guerre. Criminels, ex-mangemorts, rejetés de la société et surtout : les complices ou futurs complices de l'homme du Nord, Gustav G. C'était pour cette raison qu'elle était là. La Parkinson avait enfin l'occasion d'en savoir un peu plus sur les agissements de cette potentielle menace étrangère et pourrait peut-être en tirer profit pour son travail. Seulement, là n'était pas son intérêt principal. Depuis la découverte de la disparition de ses parents, le sommeil se faisait de plus en plus rare pour la jeune femme. Où étaient-ils ? Que faisaient-ils ? Leur était-il arrivé quelque chose ? Ou étaient-ils seulement partis faire un voyage dans le Nord, « pour les affaires » comme l'aurait si bien dit son paternel ? Cette hypothèse tourmentait la sorcière au plus haut point et elle se devait d'en savoir plus pour les retrouver.

Ses démons du passé la hantaient pleinement tandis qu'elle arpentait l'allée la plus obscure de Londres mais sa détermination ne flanchait pas. Les voix s'accentuaient et de la lumière commençait à éclairer un coin de la rue. Elle qui s'était promise de ne plus jamais approcher de trop près les forces du mal, voilà qu'elle allait à nouveau se fondre parmi elles. A vrai dire, depuis son retour du Québec, elle avait la désagréable sensation d'avoir à nouveau plongé dans la magie noire à l'instant même où ses pieds étaient entrés en contact avec le sol anglais. Et s'il y avait bien une chose qu'elle craignait en ce moment même, c'était de réveiller d'avantage cette partie d'elle même, trop noire au goût de la nouvelle Pansy qui s'était forgée à Montréal.

Lorsqu'elle entra dans la place, sa vision fut prise d'assaut par la foule de sorciers vêtus de capes noires et un frisson lui parcouru l'échine. La dernière fois qu'elle avait vu de telles rangées de malfaiteurs remontait à l'époque où elle en faisait elle-même partie. La Parkinson ne montra pas son trouble pour autant et avança avec détermination et prestance pour gagner le cœur de la place. Elle fut rassurée de noter que la réunion n'avait pas encore commencé et qu'il ne lui avait donc rien échappé. Autour d'elle, les sorciers, verre en main, s'agitaient, criaient, bousculaient. Une véritable cohue. Parmi eux, il y avait certains visages qu'elle connaissait mais elle doutait fort qu'ils la reconnaissent en retour. Vêtue de son capuchon noir, elle décida de faire comme tout le monde et s'avança vers le stand d'alcool. A peine fut-elle arrivée qu'un sorcier que le temps et la boisson avait bien amoché lui servit un verre qu'elle accepta sans plus de courtoisie. Elle ne comptait pas en boire, simplement ne pas faire tâche parmi tous ces ivrognes.

- Mes chers amis, que vous soyez : criminels de bas étage, meurtrier recherchés, anciens mangemorts, ou simple défenseurs de la véritable communauté magique, approchez ! Si nous sommes tous réunis ici ce soir, c'est pour le plus grand des biens ! Lança une femme depuis une sorte de promontoire aménagé.

Pansy tendit l'oreille mais ne put empêcher son sang de se glacer. Elle aurait aimé se sentir moins concernée par les propos de la sorcière. Pourtant, elle passa une grande partie de l'heure qui suivit à écouter les différents discours des membres de l'assemblée, certains vénérant le fameux Gustav G. d'autres revendiquant la cause morte de Voldemort. Tous ici semblaient souhaiter la valorisation du statut des Sang Pur mais visiblement, ceux qui soutenaient le mage du Nord demandaient en plus de sa une totale gouvernance du monde magique sur la planète entière, soumettant de ce fait moldus et nés-moldus. Nous vivons réellement des temps de folie. La dernière guerre ne leur a donc pas suffit ? Pensa la brune.

- Parkinson, annonça une voix mielleuse près d'elle. Tu t'es perdue peut-être ?

L'interpellée se tourna face à la sorcière dont elle avait pu déceler une once de sarcasme dans la voix. C'était Persei Black, si ses souvenirs étaient bons, la cousine de Drago. Dans la même maison qu'elle à l'école, Pansy n'avait jamais réellement fait d'effort pour apprendre à connaître sa camarade. A vrai dire, mis à part les trois ou quatre amis proches qu'elle avait, tout le reste n'était pas pour elle une grande source d'intérêt, excepté pour les ragots. La brune dévisageait donc l'arrivante, sourcils froncés, essayant de comprendre ce qu'elle lui voulait. Elle n'allait pas répondre à cette pique puérile et ne comptait pas perdre son temps dans une conversation sans but.
Si tu n'es pas perdue, qu'est-ce qui amène un faux-jeton comme toi par ici ?

- Si tu n'es pas perdue, qu'est-ce qui amène un faux-jeton comme toi par ici ?

La brune se retint de ricaner à son appellation. Un faux-jeton ? Vraiment ? Qu'était-elle, elle ? Une fanatique a qui on avait supprimé l'être unique en qui elle avait foi ? Ça faisait d'elle une moins que rien.

- Je te trouve bien prétentieuse de penser savoir quoi que ce soit sur moi, rétorqua Pansy. Rappelle-moi... Nous nous sommes déjà parlé une seule fois ? Je n'en ai pas le souvenir... Tu devais être trop cachée derrière tous tes problèmes idéologiques pour que je te remarque.

Elle se retint de mentionner le nom de leur défunt maître. Après tout, elle savait que son ancienne camarade lui était très dévouée et par respect elle ne pouvait se permettre de ramener les souvenirs de sa chute sur le tapis. Cependant, elle ne pouvait manquer d'y faire quelques allusions, et en désignant le reste de l'assemblée, elle ajouta :

- Visiblement, ces problèmes sont toujours d'actualité ! Laisse-moi deviner, tu ne savais plus vraiment quoi faire de tes journées alors tu as décidé de te réorienter ?

Après tout, si elle était là, c'est qu'elle avait sûrement envie d'en savoir un peu plus sur ce Gustav G et de voir ce qu'il proposait.
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Re: Rien n'a changé   Mer 14 Fév - 22:23


Rien n'a changé

ft. Pansy Parkinson

- Je te trouve bien prétentieuse de penser savoir quoi que ce soit sur moi.

Touché. La brune avait visé juste pour une fois. Mais Persei ne perdit pas sa contenance. En fait, voir ricaner Pansy avait été surprenant. Être dans un milieu aussi crapuleux et rire. Non, décidément, ça ne sied guère à la Parkinson. Ca faisait même tâche.

- Rappelle-moi... Nous nous sommes déjà parlé une seule fois ? Je n'en ai pas le souvenir... Tu devais être trop cachée derrière tous tes problèmes idéologiques pour que je te remarque.

Ce fut au tour de Persei de rire. Voilà une belle blague. Mais au moins le répondant de Pansy était intéressant. Elle se décevait presque de ne pas lui avoir adressé la parole avant. De toute façon, maintenant que la rouquine avait disparu de la vie de son cousin, elle n'avait pas réel intérêt à remettre la jalousie sur le tapis. Ah si, pour la forme. C'est toujours bon la forme !

- Hilarant Parkinson, hilarant. En attendant, je n'ai pas fuit à la fin de la guerre, pour éviter ces problèmes idéologiques tels que tu le dis, affirma-t-elle en mimant des guillemets sur les mots problèmes idéologiques.

- Visiblement, ces problèmes sont toujours d'actualité ! Laisse-moi deviner, tu ne savais plus vraiment quoi faire de tes journées alors tu as décidé de te réorienter ?

Nouvelle blague. Pansy était devenue humoriste ? Non, clown. Persei ne voyait que ça. Pansy en avait la dégaine. C'était forcément ça même. Et puis de toute façon, il n'y avait rien de surprenant à voir une criminelle au milieu de criminels. Ce qui l'était en revanche, c'était de voir une repentie au milieu d'une réunion sombre et maléfique.

- Oh, mince, je suis découverte ! s'exclama Persei avec une fausse surprise. Dis-donc, tu es toujours aussi perspicace !

La rousse plaqua ses mains sur ses joues, agrandissant ses yeux pour exagérer le sarcasme dans sa voix. Le ton employé était un mélange d'amusement et de moquerie. Seul un imbécile ou un sourd n'aurait pas capté ces quelques signaux.

- Tu viens d'une autre planète ? reprit-elle sérieusement. Tu crois sincèrement que je vais me rallier à un guignol qui envoie les autres agir à sa place ?

Elle croisa les bras sur sa poitrine, observant les sorciers autour d'eux. Elle voyait clairement que certains débordaient d'admiration pour leur nouveau leader. En réalité, ce qu'elle voyait était un miroir d'elle-même quelques années auparavant. La sorcière se recoiffa, se détournant de cette vision par la même occasion.

- Je suis juste venue parce que y avait buffet à volonté, dit-elle en désignant l'endroit dédié à l'alcool d'un air las et ironique. Si vraiment je voulais me reconvertir, p'tet que j'aurais fait comme toi.

Une nouvelle pique non dissimulée, visant à critiquer le choix de vie de la brune. La rousse ne l'avouerait jamais, mais en réalité, ça faisait du bien de sociabiliser avec un visage familier. Enfin... sociabiliser... comprendre par cela que c'est un échange avec du répondant qui change de ses échanges fades habituels.

- Bon sinon, tu vas pas me faire croire que t'es là juste pour prendre des nouvelles de tes anciens camarades ou pour boire un coup à l'oeil. T'es là pour quoi ? Parce qu'en toute honnêteté, t'es bien la dernière personne que je m'imaginais croiser ici.

Sur ces mots, la rousse poussa allègrement un ivrogne qui était passé entre les deux sorcières. Pas question d'avoir des interférences inutiles. Elle allait cuisiner Pansy, parce qu'elle voyait bien que quelque chose ne tournait pas rond. La voir ici, c'était justement pas anodin du tout. Surtout depuis que Persei avait appris à voir les trouillards et ceux qui avaient soif de pouvoir. La Parkinson ne rentrait dans aucune des deux catégories. C'était donc autre chose.





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Re: Rien n'a changé   Mar 20 Fév - 20:32

Rien n'a changé
Feat Persei Black
- Oh, mince, je suis découverte ! s'exclama Persei en plaquant ses mains sur ses joues, simulant ainsi la surprise. Dis-donc, tu es toujours aussi perspicace !

Pansy leva les yeux au ciel devant sa comédie. Pas très évoluée la dame... Mais la rousse se reprit rapidement, et demanda avec plus de sérieux :

- Tu viens d'une autre planète ? Tu crois sincèrement que je vais me rallier à un guignol qui envoie les autres agir à sa place ?

C'est clair que l'ancien "guignol" ne faisait pas de même... pensa la brune.

- Alors pourquoi t'es là ?
se contenta-t-elle de demander.

- Je suis juste venue parce que y avait buffet à volonté, dit-elle en désignant le coin où se tenait Pansy quelques temps avant. Si vraiment je voulais me reconvertir, p'tet que j'aurais fait comme toi.

- Tu aurais peut-être du, contesta Pansy sans lui offrir de plaisir en relevant sa pique. Ça t'aurait évité d'avoir à profiter de ce genre de... de... ça un buffet ?

Elle plissa le nez de dégoût en observant l'état de l'espace dédié à l'alcool et aux mets.

- Dans mes souvenirs, les goûts des Black étaient plus raffinés...

La brune se tut un instant, contemplant l'étendue du désastre, puis reprit d'un ton las et dédaigneux :

- Non mais sérieusement, regarde ça. Quel intérêt d'organiser une réunion avec ce genre d'imbéciles ? Il ne sont même plus capable d'aligner deux mots ni de mettre un pied devant l'autre. C'est pas avec leurs bouteilles qu'ils vont faire peur au monde ! S'ils cherchent vraiment à satisfaire leur nouveau maître, ils feraient bien de se demander s'ils savent encore tenir une baguette...

Les ivrognes déambulaient autour d'elles, aucun ne semblait encore en état de sobriété. Si Gustav G formait son armée avec ça, il n'allait pas aller bien loin.

- Bon sinon, reprit la Black, tu vas pas me faire croire que t'es là juste pour prendre des nouvelles de tes anciens camarades ou pour boire un coup à l'oeil. T'es là pour quoi ? Parce qu'en toute honnêteté, t'es bien la dernière personne que je m'imaginais croiser ici.

- Venir ici pour boire un coup ? répéta Pansy avant de ricaner. Non, non, je ne m'abaisse pas à ça.

C'était à son tour de lancer des piques, ramenant sur le tapis que la rousse aimait profiter du "buffet". Ca faisait longtemps que la Serpentard ne s'était pas amusée à ça et il fallait avouer que ça lui avait manqué. Ces derniers temps, elle avait essayé de se faire bien voir et d'éviter toutes situations de ce style. Mais ici, elle savait qu'elle pouvait laisser cette partie d'elle s'exprimer, puisqu'après tout, elle ne pouvait cacher cette facette de sa nature trop longtemps.

- C'est bizarre que tu ne t'attendais pas à me voir ici. Mes motivations pourraient être multiples... J'étais mangemort, pourquoi mon retour dans le pays ne signifierait-il pas un retour parmi les habitués de l'Allée des Embrumes ? Un nouveau départ avec un nouveau maître, des nouveaux... camarades ?

Elle avait difficilement articulé ce dernier mot, observant avec dédain le "sorcier" que la rousse avait repoussé et qui gisait à présent face contre sol. Pansy aurait pourtant juré qu'elle ne l'avait pas poussé fort...

- Mais je pourrais aussi être ici pour des raisons professionnelles ? Après tout, je bosse pour la Gazette désormais... Il y a ici pleins de gens qui ne sont pas en état de riposter et que je pourrais sagement aller dénoncer. Etant donné que j'ai suivi plus ou moins attentivement l'étendue de ce discours d'arriérés, je pourrais aussi très bien rédiger un article sur notre nouveau "danger public numéro 1 et son armé d'ivrognes". Ils sont tellement malins qu'ils n'ont pas réfléchit une seconde à qui pouvait être présent dans cette foule. C'est pathétique...

La reporter ne put s'empêcher de cracher le dernier mot en accompagnant le tout d'une grimace. Comment pouvait-on être aussi stupide ? Lord Voldemort, lui, avait au moins eu le mérite d'avoir su s'organiser. Après avoir balayé du regard ce qu'il restait de l'assemblée, elle reporta son attention sur la rousse. Elle se doutait bien que cette dernière n'allait pas croire un traître mot de ce qu'elle venait de lui balancer. Pourtant, la Parkinson ne comptait pas lui révéler ses principales intentions. Puis finalement, quelles étaient-elles, ses intentions ? Pensait-elle sérieusement que son père ou sa mère allait surgir de la foule en lui demandant à son tour ce qu'elle faisait ici ? C'était insensé !

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Re: Rien n'a changé   Sam 3 Mar - 23:25


Rien n'a changé

ft. Pansy Parkinson

- Ça t'aurait évité d'avoir à profiter de ce genre de... de... ça un buffet ? Dans mes souvenirs, les goûts des Black étaient plus raffinés...

Voir la mine dégoûtée de Pansy avait été un réel bonheur pour Persei. Même si c'était vraiment une critique, la voir réagir ainsi était amusant et inhabituel. Mais de toute façon, le raffinement, ce n'était plus pour elle. Evidemment, on ne jette pas ses goûts de luxe du jour au lendemain. Même elle appréciait quelques délicatesses. Ses vêtements étaient toujours des pièces de choix. Mais à vivre une vie misérable, on finit par être obligé de faire des concessions sur certaines choses.

- Non mais sérieusement, regarde ça. Quel intérêt d'organiser une réunion avec ce genre d'imbéciles ? Il ne sont même plus capable d'aligner deux mots ni de mettre un pied devant l'autre. C'est pas avec leurs bouteilles qu'ils vont faire peur au monde ! S'ils cherchent vraiment à satisfaire leur nouveau maître, ils feraient bien de se demander s'ils savent encore tenir une baguette...

Malheureusement, la rouquine ne put qu'approuver. Elle n'aimait pas être du même avis que la Parkinson, mais elle était obligée de reconnaître que les prétendues troupes du grand nouveau méchant étaient bien piètres et ridicules. Pas de quoi faire peur à qui que ce soit. Voldemort avait le mérite de rassembler des gens dignes, lui.

Et c'est alors que la brune répondit enfin à sa question de pourquoi elle était ici. Et très franchement, Persei n'en croyait pas un mot à mesure que la brune parlait.

- C'est bizarre que tu ne t'attendais pas à me voir ici. Mes motivations pourraient être multiples... J'étais mangemort, pourquoi mon retour dans le pays ne signifierait-il pas un retour parmi les habitués de l'Allée des Embrumes ? Un nouveau départ avec un nouveau maître, des nouveaux... camarades ?

- Franchement Parkinson, tu me prends pour une imbécile ? Après avoir fuit la guerre parce que t'avais trop honte de ce que t'avais fait, tu penses vraiment me faire croire que tu vas prêter allégeance à un inconnu et surtout te mélanger à une bande d'ivrognes que tu viens de fraîchement critiquer ? Pitié.

Elle avait coupé Pansy dans son élan, mais cette dernière ne se débina pas puisqu'elle continua à parler. La raison suivante sembla tout de suite plus probable à Persei.

- Mais je pourrais aussi être ici pour des raisons professionnelles ? (...) C'est pathétique...

Malgré cette raison plus crédible, il y avait quelque chose qui semblait... hypocrite ? De toute façon, la rousse s'en ficha. Elle avait un sourire en coin. Même avec toutes ses belles paroles, Persei trouvait la présence de Pansy totalement déplacée.

- Mouais, ça me tue de le dire, mais j'suis d'accord avec toi. Ils ne font peur à personne. A la limite, la seule pouvant m'inquiéter, c'est la vieille bique sur la table qui prêche la bonne parole, dit-elle en montrant la personne en question.

Elle marqua une pause. Il y avait quand même quelque chose qui la chiffonnait. Les mains sur les hanches, elle était pensive.

- Sérieusement, t'es pas à ta place ici. T'as vu les regards qu'ils te jettent ? Tu leur feras pas croire non plus que t'es là pour les rejoindre. Mais ce qui me surprends plus, c'est le fait que tu ne te sois pas encore enfuie. T'es pourtant douée pour ça non ? termina-t-elle avec un sourire mesquin.

Non, même si elles semblaient s'entendre ici - parce que oui, avoir une discussion posée entre Persei et Pansy, c'était un miracle - il n'en était rien. La Serpentard n'oubliait pas qui était son interlocutrice. Elle ressentait toujours cette jalousie et cette méprise envers elle. Juste, pour cette fois, elle la tolérerait. Mais rien ne l'empêcherait de continuer à lui lancer des piques. N'est-ce pas ?





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