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Rentrée 1991   Rentrée 1991 EmptyDim 18 Mar - 23:58

Rentrée 1991




C'est votre première rentrée au château.


Le Poudlard-Express s'arrête à Pré-Au-Lard. Le gardien des clefs et des lieux vous accueille. Vous empruntez les barques pour naviguer jusqu'au château. Vous atterrissez dans la Grande Salle pour la cérémonie de répartition. Vous passez sous le choixpeau magique. Le verdict tombe. Vous rencontrez vos camarades, écoutez le discours du directeur, et profitez du banquet... Des sentiments divers vous assaillent, entre excitation et appréhension. Comment l'avez-vous vécu ? Avez-vous fait des rencontres décisives ?

• Si vous correspondez à cette promotion, racontez votre expérience dans un RPG (en solo de A à Z ou interactif pendant le banquet) à la suite de ce post, et prenez connaissance des pensées intérieures de vos camarades !

• Si, d'après vos calculs, vous étiez à Poudlard cette année-là mais à un âge déjà avancé, rien ne vous empêche d'intervenir pour donner votre avis sur les nouvelles têtes. Wink

• Pour savoir quels visages vous pourriez éventuellement croiser selon votre promo, référez-vous au trombinoscope !

• Si vous voulez proposer votre premier récit d’écolier mais que l'année du présent topic ne correspond pas, créez votre sujet libre à partir de ce code !




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Re: Rentrée 1991   Rentrée 1991 EmptyLun 19 Mar - 23:10

Une rentrée de Parkinson


1er septembre 1991. Dans un brouhaha infernal, mais chaleureux, une multitude de petits êtres amassés devant une grande estrade, tous vêtus d'uniformes noirs au blason d'une des plus prestigieuses écoles d'Europe. Au dessus de leurs têtes, un millier de petites chandelles et encore au dessus, un faux plafond semblable à un vrai ciel étoilé. De grands murs, de grandes portes, de grandes fenêtres. Des tableaux et peut-être même des fantômes. Une ambiance chaleureuse, comme une nouvelle famille, des visages bientôt familiers, des rires à n'en plus finir. Un endroit de pur bonheur.

C'était comme ça que je voyais Poudlard, dans mon imagination de fillette de 11 ans, observant le paysage défiler par la fenêtre du train qui nous conduisait vers la grande école de sorcellerie de Grande Bretagne. J'avais cessé d'écouter mes camarades du compartiment et avait laissé mon esprit sombrer dans les récits que me contaient mes parents au sujet de leur scolarité là-bas. Depuis le début, je rêvais de m'y rendre. Je voulais voir du monde, apprendre pleins de choses, m'amuser, me faire de nouveaux amis ! Et je savais que j'y parviendrai. Après tout, j'étais Pansy Parkinson et mon père m'avait toujours dit que j'étais une princesse. Et tout le monde a envie d'être ami avec une princesse ! C'est pour ça d'ailleurs que je m'étais permise de ne plus écouter ce que me disaient mes camarades. Après tout, leur conversation n'était pas vraiment intéressante et une princesse faisait ce qu'elle voulait. Je ne me souvenais même plus de leurs noms. Ou du moins, pas de tous. J'étais arrivée en retard à cause de mon imbécile d'elfe de maison, j'avais bien failli rater le train ! Heureusement, je l'ai eu juste à temps mais je n'ai malheureusement pas su repérer des gens que je connaissais : les héritiers de sang pur. De toute façon, j'aurai tout le loisir de les voir plus tard, lorsque nous serons tous réunis à Serpentard : la meilleure des maisons de l'école. J'étais sûre d'y être prise. Toute ma famille y avait été avant et je ne comptais en aucun cas être l'exception.
Pour en revenir à mes misérables compagnons de voyage, je sais qu'il y avait le fils Londubat, qui s'était incrusté et à qui j'avais peut-être lancé un regard assez méprisant. Mon père m'avait toujours dit que les Londubat n'étaient pas une famille que je devais fréquenter. Et mon père avait toujours raison. Il m'avait d'ailleurs aussi dit de ne pas fréquenter les Sang-de-Bourbe. Il avait dit que ce serait malsain pour moi et qu'une princesse ne devait pas s'abaisser à de telles raclures. Je ne savais pas vraiment ce que ça voulait dire raclure, mais je lui ai tout de même obéi. Je savais pourtant ce que c'était qu'un Sang-de-Bourbe ! Ça, mon père me l'avait toujours dit. Je m'étais justement apprêtée à demander à la fillette à côté de moi si elle avait le sang pur ou non, quand Londubat avait débarqué dans le compartiment. Bêtement, j'avais vite oublié mon interrogation principale à cause de ça et la fillette avait continué de me parler incessamment, jusqu'à ce que je finisse par ne plus l'écouter du tout. De toute manière, elle semblait bien trop arrogante pour être une née-moldue. Je me souvenais cependant qu'elle s'était présentée sous le nom de Granger. Hermione, je crois. Elle me considérait sûrement déjà comme sa meilleure amie, mais à partir du moment où elle m'avait dit qu'elle ne voulait pas aller à Serpentard, j'avais su que nous ne le serions jamais. Il y avait d'autres personnes dans le compartiment, je n'avais pas retenu leurs noms.
J'aurai bien aimé faire le voyage avec mes vieilles connaissances. Entre sang pur, nous sommes habitués dès le plus jeune âge à nous fréquenter ainsi qu'à nous respecter. Je connaissais les Greengrass, les Bulstrode, les Black, les Crabbe, les Goyle, les Malefoy. J'en connaissais d'autres bien évidemment : les McMillan, les Weasleys... Mais ils ne faisaient pas partis de mes fréquentations. Cela ne signifiait tout de même pas que j'appréciais ceux que je cotoyais. Si l'on parle des filles, comme Daphné ou Milicent, tout le monde nous croit meilleures amies depuis toujours. Mais c'est faux. Nous ne faisons que semblant pour rester dans les conformités, et ça marche à merveille ! Ma seule véritable amie n'est pas encore à Poudlard. Elle a un an de moins. Elle s'appelle Héra, c'est une Greengrass aussi. Il n'y a qu'avec elle que je ne fais pas semblant et il me tarde qu'elle soit ici l'année prochaine !

Le train ralentissait et Granger me donnait des coups de coudes pour que je me réveille. Or je ne dormais pas. Je lui lançai un regard de travers, puis sortis du compartiment, la fillette sur les talons. Elle n'arrêtait pas de parler, c'était à m'en donner la migraine. Alors que nous nous faisions diriger vers des embarcations, elle me faisait tout un exposé sur l'infrastructure de Poudlard. C'était insupportable. Je n'allais plus tarder à lui ordonner de se taire, mais elle le fit d'elle même une fois à bord des barques. En effet, le spectacle qui s'offrait à nos yeux était à couper le souffle. Nous voguions sur les eaux du Lac Noir en direction du château, brillant de milles feux. C'était magique. A partir de ce moment, je restais imperturbable jusqu'à ce que je rentre dans le château et qu'une altercation des plus étonnantes se produise. C'était le fils Malefoy qui se présentait au célèbre Harry Potter. Ça ne m'étonna pas le moins du monde. Pour moi, Malefoy avait toujours été quelqu'un de rusé : se faire un allié comme Potter était une idée très stratégique. Mais ce dernier déclina l'offre. Comment osait-il ?! J'étais outrée par la situation. Sans oublier ce crétin de Weasley qui se moquait. Qui étaient-ils pour humilier ainsi un jeune sorcier aussi admirable que Drago Malefoy ? Il est vraiment que je l'avais toujours trouvé très beau et intelligent. C'était bien un des seuls capable de me déstabiliser, même si personne d'autre que moi ne s'en était rendu compte. Bien heureusement d'ailleurs ! Ma fierté ne l'aurait jamais permis. Je n'avais pas la moindre idée de ce que Malefoy pouvait penser de moi, ni de la nature de notre relation. Nous restions souvent ensemble lors des rencontres de nos parents, mais de là à dire que nous étions amis ? Je ne savais pas. D'autant plus que j'avais ordre de rester avec les filles, et lui, les garçons, pour une simple question d'image. Nous verrons bien comment notre relation évoluera au fil de l'année !
Ça y était. Nous nous dirigions tous enfin vers la Grande Salle, comme je l'avais imaginée. Les chandelles, les tableaux, les grandes fenêtres : tout était comme dans un rêve. Mise à part Granger, qui me parlait du faux plafond sur lequel elle avait appris des tas de choses dans son fichu livre. Je me contentais de lui adresser un sourire hypocrite parfaitement maîtrisé, impatiente d'être répartie. Nous étions par ordre alphabétique et bien évidemment, elle était avant moi. Heureusement d'ailleurs ! Je n'allais plus subir ses commentaires sur le Choixpeau ou chaque maison mentionnée. Elle fut répartie à Gryffondor : parfait, je ne l'aurai plus dans les pattes pour le reste de ma scolarité ! Malefoy fut réparti à Serpentard : rien d'étonnant. De même pour Crabbe, Goyle, Greengrass et Bulstrode. D'autres élèves passèrent et ce fut enfin mon tour. J'avançais d'un pas assuré vers l'estrade et m'assis dignement dans le fauteuil, bien droite. Je n'avais plus qu'à attendre que le Choixpeau décide de mon sort. Il avait intérêt à m'envoyer à Serpentard, ou sinon, je ferais scandale. Et mon père ne se tanquerait pas dans son coin lui non plus. Peut-être que le vieux bout de tissu m'entendit et prit peur, puisqu'il exhaussa mon souhait sans hésiter. Ou peut-être n'était-ce seulement parce que c'était là qu'était ma place, en temps que vraie Parkinson, vraie sang pur, vraie sorcière. Oui, ce devait être pour ça, c'était légitime. Je me levai promptement et dignement du fauteuil et me dirigeai avec grâce vers ma nouvelle maison, sans dissimuler un petit sourire. Mais ce n'était une fois encore que pour l'image. J'étais contente, certes, mais pas la peine d'en faire des tonnes : je savais d'avance que j'allais être ici, tout ça n'avait rien d'une surprise, j'étais une Parkinson.

Une Parkinson qui cette fois, prit bien soin de choisir près de qui elle s'installait. Il n'y eut donc rien d'étonnant à la voir encadrée d'une Greengrass et d'une Bulstrode, avec assis juste en face d'elle, un  jeune blond du nom de Malefoy.



Si la princesse perd sa couronne dans les Ténèbres,
comment peut-elle chercher le trône dans la Lumière ?

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Re: Rentrée 1991   Rentrée 1991 EmptyLun 19 Mar - 23:40


Le début d'un long voyage...




Flashback solo (pour l'instant)

Conquérant
Aujourd'hui était un jour à marquer d'une pierre blanche. Drago Malefoy, l'unique héritier de la célèbre famille de sang-pur, entamait sa première année scolaire à Poudlard, l'école de magie. Son père le destinait pourtant à Durmstrang dans le Grand Nord, mais sa mère s'y était fermement opposée. Quand il s'agissait de lui, Narcissa avait le don de mêler excellence et confort quand son père ne visait que rigidité et réputation. Secrètement, il en était heureux. Jamais il ne l'aurait avoué, mais s'éloigner de sa famille et tout ce qu'il connaissait, maîtrisait, l'aurait totalement déboussolé.

Fier comme un gardon donc, cheveux gominés, costume impeccable, et l'oeil arrogant, le petit Malefoy avait hâte de voir les différentes castes émerger de ce troupeau pour mieux le dominer. C'était ce qu'on lui avait toujours appris : bien s'entourer pour mieux régner. Il avait déjà de bonnes prédispositions. Avec Crabbe, Goyle, Zabini, Parkinson, Bulstrode, et l'aîné des Greengrass, il avait une clique potentielle solide. Il les connaissait tous grâce à ses parents, et plus largement grâce à son milieu social. Tous avaient partagé quelques instants en sa compagnie dans le cadre d'événements mondains propres à leur condition. Il savait qu'il pourrait compter sur eux à Poudlard. C'était écrit.

A bord du Poudlard Express, il avait entendu dire qu'Harry Potter avait embarqué avec eux. Comme la légende le disait, il avait une cicatrice sur le front et des lunettes rondes qui masquaient ses yeux verts, ceux de sa mère disait-on. Naturellement, il se disait que cette célébrité pourrait se révéler bien utile alliée à son propre nom. Dès qu'il le verrait, il l'inviterait à rejoindre ses rangs.

Justement, lorsqu'il le croisa un peu avant de pénétrer dans la grande salle pour la répartition du choixpeau magique, il lui tendit une main assurée en livrant quelques précieux conseils que le brun déclina sans appel. La mine de Drago changea du tout au tout. C'était donc lui, "le survivant" ? Celui qui avait réduit à néant les espoirs de sa famille de vivre dans un monde sans parasite ? Il n'avait franchement rien d'impressionnant... Il n'avait même pas levé le petit doigt pour empêcher le Seigneur des Ténèbres d'accomplir sa mission. Pourquoi tout le monde s'extasiait sur les exploits d'un bébé sorcier qui n'avait même pas conscience d'exister à l'époque, et qui avait grandi comme un moldu ? Il avait simplement eu de la chance. Ca aurait pu tomber sur n'importe qui ! Sur lui-même, pardi ! Il y avait une injustice qui le tracassait en plus du rejet qu'il venait d'éprouver. Sa célébrité était bien trop surcotée en fin de compte ! Il lui montrerait qui serait le leader cette année, à la seule force de l'ambition et du mérite. Oh oui !

Courroucé mais la démarche présomptueuse, le blond ne se débina pas. Poursuivant son chemin, il ne put s'empêcher de toiser les élèves qui agrémenteraient son quotidien cette année. A ses yeux, il lui semblait évident que trois divisions émergeraient inévitablement. Tout d'abord, il y aurait "sa cour", ceux qui l'admireraient pour sa prestance, son autorité naturelle, sa fortune, et bien entendu la réputation offerte par son nom. Ceux-là se plieraient en quatre pour lui, comme un elfe de maison le ferait. D'un autre côté, il y aurait ses alliés, ceux dont la condition forcerait une estime supérieure. Et enfin, la dernière caste: la lie du monde magique. Les bons à rien. Les ratés qu'il prendrait la peine d'ignorer, ou de rabaisser à sa guise.

Son père lui avait appris à bien s'entourer. C'était son modèle. Ainsi, en posant son regard perçant sur le rouquin un peu plus loin, il comprit tout de suite qu'il appartenait à cette dernière catégorie. Il n'y avait qu'à voir ses vêtements...

Probablement un Weasley, pensa-t-il avec mépris en retroussant son petit nez pointu.

Le père de celui-ci exerçait au ministère de la magie à un poste des plus blasphématoires. Oui, Arthur Weasley était au service des Détournements de l'Artisanat Moldu et semblait s'en passionner, un comble pour un sang pur ! La situation était bien simple. Lucius Malefoy haïssait Arthur Weasley, alors Drago haïrait sa progéniture. Voilà tout.

Dans la même veine, la petite tête blonde constata qu'énormément d'élèves abasourdis semblaient découvrir avec stupeur les tableaux animés et autres sortilèges magiques comme le faux ciel étoilé au dessus de leurs têtes.

Des sang-de-bourbe, railla-t-il intérieurement.

Il ne comprenait pas comment des êtres issus de familles moldues pouvaient bénéficier d'un tel enseignement dans ces lieux. D'après son père, c'était une ignominie. Comme cette Hermione Granger que le choixpeau magique venait tout juste d'envoyer à Gryffondor, la maison des imbéciles qui agissent avant de réfléchir. Drago était certain de ne pas terminer là-bas. D'ailleurs, il savait exactement où il atterrirait : Serpentard. La maison des plus malins et des plus raffinés. Il fallait qu'il y soit pour rendre grâce à sa lignée. Son père était déjà suffisamment déçu qu'il ne soit pas allé étudier à Durmstrang après les réticences de Narcissa, alors si en plus il était envoyé à Poufsouffle... Non, c'était tout bonnement inenvisageable. Du reste, lorsque le professeur McGonagall l'appela à rejoindre l'estrade, il n'eut même pas le temps de s'affaler totalement sur le tabouret que le choixpeau, effleurant à peine sa tignasse, s'écria: SERPENTARD ! comme une évidence.

Glorieux, il rejoignit la table des visages les plus familiers de cette salle. Il en avait croisé certains lors de nobles mondanités. La plupart de leurs parents étaient des proches de la famille : des anciens Mangemorts.

- Harry Potter... GRYFFONDOR ! hurla finalement le choixpeau, interrompant ses pensées.

Quelle surprise... La mine dégoûtée du petit blond ne l'empêcha pas de bomber le torse.

A la fin de la répartition, les assiettes se remplirent d'un véritable festin après une annonce vaseuse du directeur, Albus Dumbledore, qui se voulut drôle. Par la suite, ce dernier entama un discours passablement ennuyeux sur le règlement et les activités à venir cette année. Drago Malefoy sut tout de suite la nature de sa première mission.

Ici, on va me respecter, pensa-t-il en illuminant son visage d'un sourire narquois, enthousiaste à l'idée de contenter son paternel.

Il ne se doutait pas un seul instant du long voyage qui l'attendait...



by DM



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Re: Rentrée 1991   Rentrée 1991 EmptyJeu 31 Mai - 7:19



Les débuts d'une Serpentard



Poudlard, dans la foule de sorciers fraîchement débarqués



« Tout va bien se passer ». La petite blonde avait beau se répéter inlassablement ces mots, l’angoisse prenait peu à peu le contrôle de son être, lui donnant un mal de ventre affreux. Les premiers moments d’excitation et les effusions de joie avaient laissé place à un doute immense dans le cœur de Juliet. Elle était en route pour Poudlard et avait attendu cette rentrée toute sa vie. Et pourtant, la jeune Ollivander ressentait la peur de l’inconnu, la crainte d’être déçue. Peut-être était-ce normal, après tout sa mère lui avait bien raconté d’innombrables à quel point elle avait été anxieuse lors de son départ pour Ilvermorny, l’école de sorcellerie américaine, avant découvrir qu’elle allait y passer les plus belles années de sa vie. Le père de Juliet ne lui avait par contre jamais rien dit de la sorte. Sans doute avait-il était courageux du début à la fin, en digne Gryffondor qu’il était.

Pelotonnée dans son siège, la jeune fille gardait ses yeux fixés sur la vitre et le paysage qui défilait derrière bien trop vite tout en tripotant d’une main le ruban noir qu’elle avait utilisé afin de nouer ses cheveux. Ancien cadeau d’Elisa Ollivander, vestige du temps où elle n’était encore que Elisa Blake, issue d’une riche famille américaine de sangs-purs et alors participante de nombreux bals organisés par la communauté des sorciers d’Amérique. C’était évidemment avant qu’elle rencontre l’anglais Geoffrey Ollivander, bon parti mais pas aussi bon que les parents Blake l’auraient voulu. Enfin ils avaient du s’incliner face aux choix de leur fille. Elisa avait promis à Juliet qu’elle lui montrerait un jour toutes ses vieilles robes de soirée, et même si la fille attendait toujours, elle avait fait de ce vieux ruban un de ses objets fétiches, une sorte de porte bonheur.

« Montre-toi avenante et sois gentille. Garde le contrôle en toute occasion » voilà les derniers conseils donnés par ses parents alors que le train s’apprêtait juste à partir. La jeune Ollivander savait exactement à quoi faisait référence la dernière recommandation et le fait seul d’y repenser agrandissait la boule dans son ventre. Ne jamais baisser la garde, faire toujours attention, c’était ce qu’elle avait appris ces dernières années alors même qu’elle n’était encore qu’une enfant. Oh que oui, Juliet avait dû s’en donner du mal pour apprivoiser ce don inné de legilimancie qu’elle possédait. Un pouvoir bien sombre pour une jeune âme comme la sienne et qui contrastait fortement avec sa nature enthousiaste et joyeuse. En effet, lire dans les pensées de ceux qu’elle croisait pouvait s’avérer délicat et extrêmement dérangeant. Mais depuis le temps, la petite sorcière était devenue maîtresse de cette capacité, ayant appris que la legilimancie n’était pas au programme de Poudlard elle avait travaillé dur à l’aide de ses deux parents. Aujourd’hui, la jeune fille se maîtrisé et savait que ses parents avaient juste voulu lui faire un dernier rappel par sûreté plus que par inquiétude.

Pour ce qui était du premier conseil par contre, c’était mal parti pour le moment. Malgré son tempérament agréable, la petite blonde pouvait apparaitre aux yeux des inconnus comme très froide. Une image de princesse des glaces qui lui collait à la peau même si elle ne reflétait pas la réalité. Si Juliet était très calme, elle avait toutefois le rire facile et bonne volonté à toute épreuve. Mais pour l’instant, la nervosité de Juliet l’avait poussée à se renfermer sur elle-même, à faire abstraction des autres sorciers qui occupaient le même cabinet pour se plonger dans ses pensées. Et puis elle n’appréciait pas vraiment la compagnie des deux garçons roux qu’elle reconnaissait comme étant les jumeaux Weasley. La fillette savait que son père était ami avec leur père, Arthur Weasley et elle avait donc déjà participé à quelques repas en présence de leur si grande famille. Jamais la blonde n’avait retenu tous les noms des frères, mais Fred et Georges s’étaient évidemment fait remarquer à plusieurs reprises pour leurs plaisanteries pas toujours très drôles. Juliet se souvenait également de la benjamine, Ginny avec qui elle s’était plutôt bien entendue lors de ces soirées à rallonge. En tous cas, rien ne donnait envie à la jeune Ollivander de se rapprocher des jumeaux et de leurs blagues douteuse, surtout qu’ils n’avaient même pas daigné la reconnaître ou la saluer. Les autres adolescents qui occupaient le compartiment étaient très sûrement des Gryffondors et étaient apparemment des amis des Weasley. L’un d’eux conservait même une hideuse araignée dans une lourde boîte, et Juliet s’était efforcée de s’en tenir le plus loin possible dès le moment où elle l’avait aperçue. La jeune sorcière aurait pu changer de compartiment, mais elle n’était pas certaine de trouver mieux et elle ne connaissait pas grand monde, si ce n’était les quelques rejetons des familles amies de la sienne. De plus, elle pourrait très bien être placée dans la même maison que ses compagnons de route et apprendre à les côtoyer ne pouvait pas lui faire du mal.

Enfin, c’était là la grande interrogation. Où serait-elle répartie ? Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle, Serpentard. Les quatre maisons. Et Juliet ne parvenait pas à s’imaginer laquelle lui conviendrait le mieux. Ses parents s’étaient dépêchés de la rassurer, lui accordant toute leur confiance. Geoffrey  avait ajouté avec bienveillance que peu importait sa future maison, le plus important était qu’elle s’y sente bien et épanouie. Malgré tout, la petite blonde n’arrivait pas à faire taire ses inquiétudes. Le verdict du Choixpeau lui semblait pour l’instant bien mystérieux. Serait-il seulement capable de tranche pour elle ? Ca restait à voir…

-Eh oh ! Est-ce que tu m’entends ?

Jusque là absorbée dans sa réflexion, Juliet fut agitée du sursaut en entendant cette voix enfantine aux inflexions autoritaires. La petite sorcière leva les yeux vers la nouvelle venue. C’était une fille de son âge dont la masse de cheveux châtains était on ne peut plus imposante. Elle avait déjà revêtu sa robe de sorcière et croisait les bras avec impatience. Voyant qu’elle avait capté l’attention de la jeune Ollivander, la brune poursuivit.

-Est-ce que tu aurais vu Trevor, le crapaud de Neville ?

Juliet n’avait aucune idée de qui était ce Neville, et apprécia très peu le regard condescendant de la fille qui glissa jusqu’à ces vêtements.

-Tu ferais mieux de t’habiller rapidement. Tu risques de ne pas être prête à temps.

La blondinette se retint de lancer une réplique cinglante. Elle détestait ce genre de personnes et de comportement hautain. Pour une fois, elle profita de sa froideur apparente et accentua son côté « princesse des glaces » pour mettre en déroute la brune désagréable :

-Je crois que ça va aller merci, déclara-t-elle sur un ton glacial.

La fille ne resta pas plus longtemps et partit plus loin, sans doute embêter d’autres personnes. Enfin Juliet dut quand même admettre qu’il était temps pour elle de se changer. Elle sortit sa robe toute nouvelle et se dirigea vers les toilettes pour l’enfiler. Le tissu noir glissa parfaitement sur son corps, taillé pour elle. Habillée de sa tenue neuve, la petite sorcière acquit un semblant d’assurance. Elle était une sorcière, et le reste importait peu. Il n’y avait pas de raisons pour qu’elle ne se plaise pas à Poudlard.

Le Poudlard Express finit par ralentir pour s’arrêter totalement. Le voyage arrivait à sa fin. Juliet sentit l’excitation la regagner. L’école de sorcellerie était finalement à portée de main et la perspective d’y étudier se concrétisait. Emportée dans son élan, lorsque les portes du train s’ouvrirent, Juliet fut l’une des premières à sorti, mais elle se laissa rapidement rattraper par les autres, ne sachant pas dans quelle direction aller. Mais une voix tonitruante s’exclamait déjà :

-Les premières années, par ici s’il vous plait !

Cette voix appartenait à un homme gigantesque, visible de loin même au milieu de la foule d’élèves tant il s’imposait par sa taille. La jeune Ollivander avait brièvement entendu parler de lui, c’était Hagrid, le gardien des clés. Sans se poser plus de questions, elle se dirigea vers lui et se retrouva dans un petit groupe de jeunes de son âge : les premières années, comme elle. Alors que l’ensemble des sorciers plus âgés partaient prendre place dans des diligences plus éloignées, le sort des nouveaux arrivants semblait être différent. Eclairant la nuit à l’aide de sa grande lanterne, le géant Hagrid les fit monter dans des barques entreposées au bord d’un lac. La petite sorcière se retrouva accompagnée de deux sœurs jumelles aux origines visiblement asiatiques, et d’un garçon qu’elle reconnut comme étant un Macmillan, Ernie si elle ne se trompait pas.

Juliet ne comprenait pas vraiment le sens de cette balade nocturne, l’air était d’ailleurs très humide et elle commençait à avoir légèrement froid après être restée pendant des heures dans la chaleur du train. Les bateaux glissaient silencieusement sur l’eau sombre. Ca ne pouvait qu’être le fameux lac de Poudlard. On racontait qu’un poulpe géant y vivait la blonde n’aurait su déterminer si c’était un mythe ou la réalité, mais songer aux créatures qui pouvaient rôder en dessous faisait un drôle d’effet. Mais bientôt, la jeune Ollivander saisit l’intérêt de l’utilisation des barques quand s’offrit à elle une vue splendide sur le château de Poudlard. C’était absolument fantastique, comme elle avait pu se l’imaginer maintes fois. Le grand bâtiment étaient illuminé de quelques flambeaux donnait de toute sa puissance aux nouveaux élèves.

Tous accostèrent, et il fut temps de pénétrer à l’intérieur. Avant même qu’ils aient eu le temps de détailler ce nouvel environnement, une sorcière au visage strict vint accueillir le groupe et les mena aux portes de la Grande Salle. Le professeur Mcgonagall, enseignante de métamorphose. Après quelques minutes à patienter, les portes s’ouvrirent et les premières années entrèrent. Juliet se sentit gênée pas les innombrables têtes qui paraissaient se tourner vers elle, mais son attention fut bientôt détournée par le plafond. Ce dernier était tout simplement magique, représentant la voûte céleste et les étoiles magnifiques. C’était à couper le souffle. Mais ce que redoutait la blondinette, la cérémonie du Choixpeau, ne tarda pas à arriver. Tous les jeunes sorciers y passèrent, et vint le tour de Juliet. Etouffée par la crainte, elle se dirigea vers le tabouret que qui se tenait devant Mcgonagall à pas lents. « Je vais réussir, je vais réussir », se répétait-elle.

Le Choixpeau sur sa tête, la jeune Ollivander sentit son mal de ventre s’évanouir peu à peu. Malgré tout, le chapeau rapiécé hésitait elle aurait juré entendre sa petit voix résonner dans son esprit :

-Voyons voir… Je sens le goût de l’apprentissage du savoir… Aurions-nous une Serdaigle ? Mais il y a cette envie, cette ambition, le besoin de réussir coûte que coûte. Oui… Nous tenons là une SERPENTARD !

Une nuée d’applaudissement se leva du côté des émeraude et argent. Presque hébétée, Juliet les rejoignit à leur table. Elle sa plaça à côté de deux garçons appelés peu avant elle, Nott et Malefoy. Deux filles dont la jeune sorcière avait déjà oublié les noms se trouvaient en face, et une troisième, nommée Parkinson, vint rapidement les rejoindre.

Serpentard… Juliet doutait que ses parents se soient attendus à ça. Mais maintenant que le verdict était tombé, elle se sentait mieux soulagée. La blonde savait déjà que c’était une maison dans laquelle elle pourrait avancer et nourrir son besoin de réussir, et pourquoi pas se faire des amis, à commencer par ceux qui l’entouraient.


Par Héra Greengrass


Ses sentiments étaient invisibles, enfouis au plus profond d'elle même, si bien qu'elle en vint à oublier leur simple existence .  

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Re: Rentrée 1991   Rentrée 1991 EmptyDim 3 Juin - 14:30

Un Nott au châteauFlashback en solo
Perdu dans la foule mais pourtant si seul •••

Théodore jeta un timide coup d’œil autour de lui. Il venait d’entrer dans la somptueuse salle à manger de Poudlard. Il fut impressionné par le plafond aux couleurs du ciel, par les centaines de bougies qui flottaient dans les airs avec grâce mais également par les tables qui paraissaient infinies et les fenêtres gigantesques. Tout ce qu’il voyait lui semblait miraculeux. Il était seul, ne connaissant personne si ce n’était de vue, comme il l’avait été dans le train et dans le carrosse. Mais le jeune homme se complaisait dans sa solitude, il ne recherchait pas des amis extraordinaires dans cette école mais plutôt à apprendre des nouvelles choses. Voilà son but premier : apprendre. Il avançait donc doucement, emporté par la foule de jeunes sorciers de tout âge, assez impressionné par toutes ses personnes. Lui qui avait vécu une grande partie de sa vie seulement en compagnie de ses parents, il n’était absolument pas habitué à toute cette foule. Il se retrouva bien vite collé contre une table et dans l’impossibilité de bouger. Pourtant le garçon ne dit rien et essaya de percevoir des bribes du discours que Minerva McGonagall prononçait en face de lui. Mais les chuchotements dans la foule et le fait qu’il se trouvait bien loin de la table des professeurs ne lui permit d’entendre que « Choixpeau magique » et « quatre maisons ». Il sut immédiatement qu’il allait devoir se battre pour arriver jusqu’à l’estrade afin de savoir dans quelle maison il serait affilié, tant il était loin et reclus.

Des dizaines et des dizaines d’élèves étaient déjà passés que la sorcière n’avait même pas appelé la lettre M. Théo commença à avoir mal aux jambes et à s’impatienter. Il entendit alors le nom de Drago Malefoy. Il savait que ce blondinet était le fils de Lucius Malefoy, un des meilleurs amis de Edgard Nott. Il l’avait déjà aperçut quelques fois dans un de ces interminables diners de Sang-Purs sans jamais aller réellement lui parler. Il le trouvait superficiel mais son père lui avait demandé d’entretenir une bonne relation avec le jeune blond, ce qui ferait florir les affaires familiales. Il se promit donc d’essayer d’être sympathique avec ce petit Malefoy. Il était plongé dans ses pensées lorsqu’il entendit son nom. McGonagall venait de l’appeler et le voilà coincé entre des élèves bien plus grands que lui. Il se fraya un chemin tant bien que mal tandis que la sorcière guettait la foule.

- Théodore Nott ? répéta-t-elle alors que Théo n'était plus très loin de son but.

Il grimpa sur l’estrade avec le souffle court et sourit à la femme debout en face de lui. Elle lui rendit son sourire avant de lui indiquer la chaise sur laquelle il devait s’assoir. Il s’exécuta et senti bien vite le chapeau se poser sur sa tête. Il baissa les yeux vers ses pieds, intimidé par cette foule dont les milliers d’yeux semblaient vouloir lui bruler la peau et lui arracher ses vêtements. Le Choixpeau ne mit pas bien longtemps à parler.

- Un jeune homme intelligent et travailleur certes … commença-t-il à voix basse. Mais également malin et ambitieux. En plus un Sang-Pur. Je n’ai plus de doutes : Serpentard.

Théodore souffla alors avant de se lever. Il était soulagé de devoir quitter cette posture gênante mais également d’avoir été affilié chez les vert et argent. Serpentard était la maison historique de la famille Nott et son père n’aurait jamais accepté que son fils unique soit un Serdaigle. Il rejoint alors ses nouveaux camarades, faisant décrocher à certains un petit sourire. Il continua d’écouter les noms des premières années avec attention lorsqu’une jeune femme blonde, qu’il avait déjà aperçue auparavant et qui lui avait semblé tout aussi seule que lui, s’avança vers lui.

- Je m’appelle Daphné Greengrass, annonça-t-elle en souriant.

Le nom de Greengrass n’était pas complètement inconnu aux jeunes oreilles de l’héritier Nott. En effet, celui-ci apparaissait dans le Registre des 28, écrit par son ancêtre Teignous Nott.

- Je suis Théodore Nott, enchanté,répondit-il timidement.  

Daphné était plutôt jolie, avec des allures presque princières, ce qui intimidait Théodore. Il était si timide et si détruit. La blonde commença bien vite à discuter avec lui, enfin plutôt à parler seule tandis que le brun se contentait de hocher la tête. Il réalisa que se faire des amis n’était peut-être pas si dur dans le fond et que cela lui ferait surement du bien. Il se devait d’oublier sa mère, tous ses souvenirs merveilleux avec elle. Phoebe Nott n’était plus mais Théodore lui continuait à vivre. Et il ne savait que trop bien à quel point sa mère aurait désiré le voir heureux et souriant dans cette mythique école.
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Parce que tout le pousse au vice,
pourquoi ne pas y succomber ?

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Re: Rentrée 1991   Rentrée 1991 EmptyMar 30 Oct - 2:54






Rentrée 1991

Tous les écoliers

La professeure de métamorphose avait entraîné les premières année jusqu'à la grande salle. Les enfants s'excitaient, spéculant sur cette nouvelle vie qui s'offrait à eux. Il leur restait encore d’innombrables questions sans réponses, pour la plupart parce qu'ils n'osaient les formuler. Le trajet en barque n'avait fait qu'accentuer leur impatience, appréhension pour certains. Ceux qui avaient des frères ou sœurs plus âgés avaient pu renseigner leurs camarades, si on considérait bien sûr que leurs aînés ne leur avaient pas menti ...

Leur entrée ne fut donc pas des plus discrète. Une foule d'étudiants plus âgés attendaient avec hâte l'arrivée des nouveaux. Les enseignants, eux aussi, scrutaient avec attention la porte pour les apercevoir. L'ambiance était chaleureuse dans l'immense pièce qui les accueillait. Celle-ci était magnifique, impressionnante, et aurait fascinée la plupart des personnes qui auraient l'opportunité de l'admirer. Une des enfants, néanmoins, ne se préoccupait pas de ce qui l'entourait. Une petite brune qui, bien loin d'être charmée, se contentait de le comparer avec ce qu'elle connaissait. Tout était si différent de chez elle. Se trouver de la sorte envahie par des personnes de son âge lui paraissait bien étrange, à elle qui n'était habituée qu'aux adultes. Ce changement n'était pour autant pas pour lui déplaire. Elle osait espérer que les autres ne se montrent pas trop immatures ou son séjour se deviendrait une véritable torture.

Alors que la fillette était toute à sa réflexion, McGonagall avait avancé un tabouret et sortit un chapeau rapiécé que sa réputation avait précédé. Le chant étrange qu'il entonna attira l'attention de Gemma. Une drôle de mélodie aux paroles tout aussi spéciales qui vantaient les mérites de chacune des maisons. L'italienne n'avait pas la moindre idée de celle dans laquelle elle serait répartie mais savait que son père désirait qu'elle devienne une Serpentard. C'était la seule maison respectable à ses yeux. Serdaigle aussi avait un certain mérite, mais ce n'était tout de même pas comparable. D'ici quelques instants, elle saurait si elle le rendrait fier ou honteux.

Un à un, les élèves, étaient appelés. La brunette n'y prêtait aucune attention, ses pensées étant seulement  interrompues par les applaudissements frénétiques des tablées qui se voyaient attribuer une nouvelle recrue. Lorsque son tour arriva, elle s'avança sans se préoccuper des regards posés sur elle. Droite et fière, on pouvait l'observer sans qu'elle n'en soit gênée. Ce fut assez indifférente, bien que curieuse, qu'elle s'assit et reçut sur son crâne le précieux objet magique. Il s'enfonça sur sa chevelure lisse et sa tête trop petite.

Le Choixpeau resta silencieux un instant, laissant les doutes de Gemma l'assaillir. Sa nonchalance n'était qu'apparente et ses divagations la torturaient. Elle craignait le jugement de son père, de le décevoir. Si elle n'était pas verte et argent lorsque le verdict serait donné, elle ne saurait comme l'affronter. Son approbation lui était nécessaire sans qu'elle ose se l'avouer, allant jusqu'à assurer le contraire. Avait-ce été si long pour les autres ? L'attente lui semblait être interminable.

" - Décide-toi donc, persifla-t-elle en un chuchotement acerbe à l'entité.

Un ricanement se fit entendre sans qu'elle ne parvienne à en déterminer la provenance. Quelques mots de libération le suivirent.

SERPENTARD ! "

Et c'était tout. Une ovation se fit entendre du côté de la maison qu'il venait de citer. Elle les rejoignit, rassurée, ne prenant pas la peine de les considérer. La Landre osait s'imaginer que le plus dur était passé et que les années suivantes ne seraient que mécaniques. Qu'elles s'enchaîneraient logiquement et sans perturbations. Si seulement elle avait su ce qui l'attendait. Les peines qu'elles connaitraient, les joies qui l'empliraient, les rencontres qu'elles feraient, l'amour qu'elle ressentirait. Mais aussi la haine, le dégoût, le regret, le pardon, la compassion, la peur. Tous ces sentiments qui depuis petite lui étaient interdits et qu'elle apprendrait à éprouver.

Si seulement elle avait su qu'elle pourrait enfin exister.







Gemma Landre

Silence.

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