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Rosalind Fawley
Rosalind Fawley
TEN. Ecrivain ☨ Ancien staffien
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profil +
Pseudo IRL : Mystère !
Parchemins : 448
Statut HRPG : Absent
Activité RPG : Régulière
Nouveaux RPG : Refusés
Sorcier de sang-pur
Voyant (faculté innée, fait connu du Ministère)
Heureux qui comme Ulysse 1567615149-du-vide
Niveau : Disparu(e)
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Son âge : 25 ans
Baguette : Bois d'ébène, cœur de crin de licorne, 29 cm, très grande souplesse
Permis de transplanage :

Porte-monnaie (G) : 57
Gringotts : Coffre-fort

Activité propre : Ecrivaine
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Deal de cartes : X
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Patronus : Loutre
Epouvantard : Elle-même, vieille, ridée et démente
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Matière ♥ : Botanique
Matière ⚡️ : Potions
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Heureux qui comme Ulysse   Heureux qui comme Ulysse EmptySam 6 Oct - 19:08





HEUREUX QUI COMME ULYSSE

La soirée était déjà bien avancée quand Rosalind passa les portes de la résidence principale des Fawley, une grande villa située dans la campagne du Comté de York. La bâtisse avait été érigée à l'aube du XXème siècle, selon le goût de l'époque. L'Art Nouveau avait clairement influencé Amaranthe Fawley quand elle avait dessiné les plans de cette maison et les lignes du bâtiments se croisaient et se décroisaient en courbes élégantes. Certaines fenêtres s'apparentaient même à de véritables œuvres d'art et étaient un objet d'admiration pour les visiteurs qui, jadis, avaient été nombreux.

Rosalind aurait pu prendre la poudre de Cheminette, c'était d'ailleurs ce que sa grand-mère lui avait suggéré. Mais la jeune femme avait préféré le Home Express. Elle avait besoin de se préparer à revoir Hélianthe après tant d'années et espérait que les quelques heures de trajet calmeraient ses inquiétudes et l'aideraient à mieux appréhender sa culpabilité. Ça n'avait pas été le cas. Dans le train, l'écrivaine avait regardé le paysage défiler, ruminant ses regrets et ses remords. Elle avait toujours aimé Hélianthe comme une seconde mère. Elle était la seule avec qui elle avait conservé une correspondance régulière lors de ses voyages en Europe et ses quelques années en Italie. Sa grand-mère ne lui avait jamais reprochée d'être partie, mais, depuis son retour, Rosalind mesurait mieux à quel point la solitude de la vieille dame avait du être cruelle. Comme beaucoup de familles, la Guerre avait fait éclaté celle des Fawley en morceaux: Gallus s'était exilé en France, Hector était activement recherché par le Ministère et avait probablement fui l'Angleterre. Quant aux petits-enfants d'Hélianthe... Grâce aux lettres de sa grand-mère, Rosalind savait seulement que Sullivan était resté au Danemark et qu'il avait décidé d'y construire sa vie. Et Casper... Casper avait été interné à Sainte-Mangouste après son procès, et il n'en était sorti que deux ans auparavant.

Son plus jeune cousin qui avait été son indéfectible camarade de jeu et pour qui Rosalind avait toujours éprouvé une tendresse sans borne. Et qu'elle n'avait jamais eu le courage de contacter depuis sa fuite, eux qui avaient, durant de longues années, entretenu une longue et dense conversation épistolaire. Des lettres qui s'étaient brusquement interrompues en 1997.

De longues minutes s'étaient écoulées alors que la jeune femme se tenait devant la porte. Rosalind essaya de se figurer Hélianthe, qui devait, à l'heure actuelle, probablement lire, confortablement installée devant la cheminée. Elle ferma les yeux, prit une profonde aspiration et actionna la sonnette de la porte d'entrée. Quelques instants plus tard, le lourd battant de bois s'ouvrit sur une élégante vieille dame, le visage ridé et lumineux, encadré d'une cascade de boucles grises.

- Grand-mère... commença Rosalind, la voix nouée.

- Entre ma chérie, ne reste pas dehors, comme ça, tu vas attraper froid.

La voix d'Hélianthe avait retenti, calme, douce, aussi mélodieuse que dans le souvenir de la jeune femme. Les inflexions de cette voix qui lui avait tellement manqué lui brisèrent le cœur. Depuis qu'elle avait programmée sa visite, Rosalind avait répété ses excuses, choisissant soigneusement ses mots, mais aucun d'eux ne lui venait à présent. Elle resta muette devant le beau visage de sa grand-mère et, submergée par une émotion violente, elle éclata en sanglots, couvrant son visage de ses mains.

Délicatement, la vieille dame prit sa petite-fille dans ses bras, caressant doucement le dos de Rosalind secoué par des hoquets violents.

- Allons... Ne fais pas l'idiote! Viens. Je vais demander à Millie de te servir du thé, dit-elle en tirant la jeune femme à l'intérieur. Millie! Du thé pour Rosalind, je te prie!

La saisissant fermement par la taille, elle entraîna Rosalind jusqu'au salon, une pièce chaleureuse et décorée avec goût. Près de la cheminée dans laquelle crépitait un feu vif, se trouvaient deux fauteuils. D'autorité, Hélianthe fit s'asseoir la jeune femme, toujours en pleurs, dans l'un d'entre eux avant de prendre place dans le second. Le silence se fit, entrecoupé par les sanglots de la rouquine qui n'avait pas ôté ses mains de devant sa figure, trop honteuse pour contempler celui de sa grand-mère.

- J'aimerais te dire que tu es magnifique, ma douce, mais je n'ai même pas eu l'occasion de te regarder, finit par déclarer la matriarche.

Après quelques secondes, Rosalind déglutit et laissa tomber ses mains sur ses genoux, offrant son visage rougi et inondé de larmes au regard bleu de sa grand-mère qui la contempla un long moment.

- Eh, bien... Tu as une mine affreuse, dit-elle en éclatant de rire. Tu es tout à fait comme moi, pleurer ne sied pas du tout à notre teint. Ça suffit maintenant, Rosalind. Et te moucher ne serait pas superflu.

Reniflant et s'efforçant de contenir ses pleurs, la jeune femme sortit un mouchoir de sa poche et s'essuya le nez. Ses gestes étaient gourds et malhabiles.

- Vous m'avez... Vous m'avez manquée... Et... Je suis... Je suis désolée de ne pas... être venue plus tôt... C'était... croassa-t-elle, se mordant la lèvre pour ne pas céder à la nouvelle vague de sanglots qu'elle sentait monter dans sa poitrine.

- Viens là, ordonna Hélianthe en tendant ses bras vers l'écrivaine.

Rosalind se laissa glisser du fauteuil et se jeta aux genoux de sa grand-mère, enfouissant son visage dans les plis de l'épaisse robe de la vieille dame. Elle sentit les mains d'Hélianthe se glisser dans ses cheveux et lui caresser la tête avec douceur. Lentement, les larmes de la jeune femme se tarirent et elle se laissa gagner par l'apaisement.

Dans son dos, un raclement de gorge lui fit relever la tête. Elle n'avait pas entendu Millie, l'elfe de maison, arriver et le petit être la regardait d'un œil noir, tenant dans ses mains un plateau sur lequel étaient posées deux tasses ainsi qu'une théière.

Millie était au moins aussi vieille qu'Hélianthe et était au service de la famille depuis des décennies. Depuis toujours Rosalind l'avait vue s'acquitter des corvées domestiques vêtue de ce sempiternel rideau de dentelles, toujours immaculé, mais si usé qu'il était déchiré par endroit, et que l'elfe de maison aimait à draper autour de son corps à la mode "romaine". On aurait dit une minuscule vestale à la tête démesurée.

Millie renifla et déposa le plateau sur une petite desserte, jetant des regard peu amènes à Rosalind.

- Quelle joie de revoir la jeune Maîtresse Rosalind! s'exclama-t-elle de sa voix de crécelle, tout en servant le thé. Millie est raaaavie de voir que la petite-fille de Maîtresse Hélianthe lui rend visite après taaaaant d'années! Maîtresse Rosalind a du être foooort occupée pour laisser Maîtresse Hélianthe seule pendant tooout ce temps! Quelle chance qu'elle ait pu eeeeenfin se libérer! Millie a toujours su que la petite Maîtresse n'était pas siiiii égoïste que ça!

Impossible de se méprendre sur le sarcasme contenu dans ces paroles. Millie avait toujours été rusée et, pour ne pas avoir à se punir physiquement, elle avait très vite appris à manipuler l'ironie quand elle souhaitait parler de ses Maîtres en termes peu flatteurs. Un subterfuge qu'elle utilisait rarement cela dit, et jamais directement devant eux. Encore moins quand Orion Fawley était encore en vie.

Estomaquée, Rosalind regardait l'elfe de maison avec des yeux ronds. Une fois le thé servi, Millie lui jeta de nouveau un regard lourd de sens avant de s'évaporer dans les airs avec le plateau vide.

Hélianthe ricana doucement.

- Apparemment, je ne suis pas la seule à qui tu as manqué... Et je ne parle pas que de Millie, poursuivit-elle en prenant le visage de Rosalind entre ses mains ridées, Casper aussi.

Rosalind détourna le regard de celui de sa grand-mère, honteuse.

- Vous... vous étiez la seule à qui j'ai été capable d'écrire. Je n'arrivais pas à... Tout me ramenait à ce qui s'était passé. Mère, Oncle Hector, Casper... Je n'ai pas non plus donné de nouvelles à Pansy, Blaise et même Drago... Je ne pouvais...

- Ça suffit, la coupa Hélianthe d'une voix sèche. Je crois rêver. Tes amis sont une chose, ta famille, dit-elle en insistant sur ce mot, en est une autre. Tu étais jeune et ces années que nous avons traversées... ont été bien noires, je le sais. Mais tu n'es plus une adolescente, Rosalind. Cela fait des semaines que tu es rentrée et tu ne viens ici que maintenant. Et que dire de ton cousin...

La matriarche lâcha le visage de la jeune femme et reposa son dos contre le dossier du fauteuil.

- Je sais que c'est difficile, reprit-elle d'un ton adouci, mais il faut que tu cesses de fuir tes responsabilités. Et tu en as vis-à-vis des tiens. Tu sais à quel point tu étais importante pour ton cousin, tu sais à quel point il est fragile... Jamais tu ne lui as écrit, même après toutes ces années... Et j'imagine que tu n'es toujours pas allée au Manoir Rosier?

- Pas encore..., souffla Rosalind.

- Edgar et Emily n'ont plus que toi, je te le rappelle. Ah, jeunesse! s'exclama-t-elle avec emphase.

Contrairement à ce qu'elle aurait pu penser, les paroles d'Hélianthes ne la blessaient pas. Étrangement, elle se sentait soulagée d'entendre ses torts énoncés à voix haute. Plongeant ses yeux dans ceux de sa grand-mère, elle parla d'une voix calme.

- J'ai été lâche et égocentrique. Je vous ai fait défaut. À Casper aussi. Je l'ai longtemps regretté et je vous demande pardon.

Hélianthe lui sourit chaleureusement.

- Evidemment, ma chérie. Tu es revenue, tu es là désormais et c'est le plus important, répondit-elle en caressant la joue de la rouquine.

- Comment va-t-il?
demanda Rosalind en retournant s'asseoir dans le fauteuil.

- Difficile à dire... Il vient régulièrement ici. Plusieurs fois, je lui ai demandé où il habitait mais il esquive toujours la question. Et tu connais Casper... Inutile d'insister.


Le visage d'Hélianthe exprimait l'inquiétude et Rosalind acquiesça, buvant une gorgée de son thé. Les deux femmes se turent un moment, s'abandonnant dans la contemplation des flammes qui dansaient dans l'âtre.

- Je t'écrirai quand il reviendra, reprit la vieille dame. Vous devez apprendre à ne plus reposer sur moi pour jouer les intermédiaires... Vous semblez mal le comprendre, mais je ne suis pas éternelle! Et vous trois, mes trois petits-enfants... continua-t-elle avec tendresse, vous êtes l'avenir de cette famille. Il est temps que vous en preniez conscience.

- Bien, répondit Rosalind en souriant.

@Casper Fawley... songea-t-elle.  Lui aussi lui avait terriblement manqué. Cela faisait si longtemps. Mais elle commençait à comprendre qu'il était vain de pleurer sur le temps perdu. Elle respira les odeurs connues de cette pièce dans laquelle elle avait passé de longues heures, couchée à plat ventre devant la cheminée. Feuilletant un livre ou jouant avec ses deux cousins. Le passé... était le passé et les remords l'avaient assez faite souffrir. Il lui fallait avancer, et tenter de réparer ce qui pouvait encore l'être.



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